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Comme toutes les
légendes, celle-ci commence par
Il était une fois le fils d'un Duc de Bouillon égaré dans une forêt
profonde qui vint au bord d'un clair ruisseau. Une fée s'y baignait, si
belle qu'aucune mortelle ne pouvait prétendre l'égaler. Elle avait laissé
sur le rivage ses vêtements ainsi qu'une chaîne d'or, talisman de sa
vertu; le jeune seigneur s'en empara et la fée ne put résister à son
amour.
Il lui promit de
l'épouser et l'emmena en son château où l'attendait malheureusement une
marâtre que la jalousie allait rendre très méchante.
La marâtre D'une noire
ingéniosité la marâtre enleva les sept enfants que la Dame de Bouillon mit
au monde et qui portaient tous au cou une chaîne en or magique comme celle
de leur mère. Elle persuada le père que sa femme avait enfanté
de sept monstres qu'elle avait fait disparaître.
LE SUPPLICE DE LA
DAME
La colère du Seigneur de
Bouillon Sans vouloir écouter son épouse qu'il avait pris
en haine , il la condamna à rester enfouie jusqu'à la poitrine tant
qu'elle vivrait. Ayant perdu tous ses pouvoirs en épousant un mortel elle
perdit peu à peu sa beauté et fut soumise à toutes les douleurs humaines.
Sept ans s'écoulèrent.
L'erreur de la
marâtre Prise de compassion, la marâtre n'avait quand même
pas tué les enfants en les abandonnant dans une profonde forêt. Ils furent
recueillis par un vieil ermite.
Un jour de promenade dans les bois
le seigneur rencontra ces enfants , s'étonna de voir une chaîne à leur cou
et en parla à son retour. La marâtre ayant deviné qui ils étaient donna
l'ordre à un complice de dérober les chaînes qui procurent aux enfants le
pouvoir de se métamorphoser.
CONDAMNÉS
Á RESTER
CYGNES
Le vol des six chaînes en
or. Arrivé au bord d'une rivière où nageaient six cygnes
le méchant ne se douta pas qu'il s'agissait des enfants de la fée et ravit
les les bijoux à la sur qui, assise sur la rive attendait ses frères en
veillant sur leurs affaires.
La marâtre confia les chaînes à un
orfèvre pour les fondre en une coupe d'or; mais celui-ci ne put travailler
l'or magique, garda les chaînes et forgea la coupe avec un autre
or.
L'instinct
filial. Pouvant reprendre sa forme de jeune fille, la soeur
découvrit par hasard ou par instinct filial, le lieu de supplice de sa
mère mais pas son identité; elle lui apportait ce qu'elle obtenait au
château par aumône et venait dormir à ses
côtés.
La ressemblance. En
grandissant la jeune fille ressemblait de plus en plus à sa mère, ce qui
provoquait la curiosité du Duc: "Je ne sais pas qui étaient mes
Parents, lui répondit-elle, mais je sais par contre que ces cygnes sont
mes frères".
La vérité éclate. La
marâtre ayant entendu la discussion ordonna à son complice de tuer la
jeune fille. Sans leur talisman, les frères n'ont pu reprendre leur forme
humaine et restèrent cygnes, accompagnés de leur soeur qui, elle, avait
gardé sa chaîne et pouvait donc de temps à temps se transformer pour
partager leur mauvais sort. Tous sept quittèrent la rivière pour venir dans
l'étang qui entourait le château de Bouillon. Là, le Seigneur pour les
retenir leur fit jeter du pain chaque jour.
UN HEUREUX DÉNOUEMENT
Heureusement, le Duc, arrivé sur les
lieux de ce qui allait être un odieux assassinat, arracha l'épée du traître
qui finit par révéler la vérité.
L' Aveu La marâtre
avoua toute l'histoire, l'orfèvre restitua les six chaînes précieuses qui
furent remises aux frères et cinq d'entre eux reprirent leur forme
humaine.
La chaîne du sixième avait perdu un anneau et
donc son pouvoir magique.
Condamné à rester Cygne pour
toujours,
le malheureux allait tenir compagnie à jamais
à l'un de ses
frères:
C'est ce chevalier de Bouillon qu'on surnomma
le "Chevalier au Cygne".
(ajout
pour information au texte original)
(Les
trois disques, disposés en triangle sur le blason auraient pour
signification la représentation des trois collines ceinturant la Ville :
Lambert, Quéhen, Herquelinghe.)
tiré du livre Histoire
de Boulogne sur mer (aux éditions du Téméraire)
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