CHÂTEAU MUSÉE DE BOULOGNE SUR MER    

     
à partir du 7 mai 2004     

AUTOUR DE " LILLE 2004 "     

 

Capitale Européenne 
de la culture, 
Le conseil régional 
du Nord - Pas de calais 
a voulu ouvrir 
à tous les habitants 
de la région 
le plus large accès 
à toutes les formes 
de culture


 

HOMMAGE À MARIETTE PACHA  

Dans la cadre de Lille 2004, 
Capitale européenne de la culture  



Boulogne sur mer partenaire de Lille 2004

 

  • Sa statue orne l'une des plus belles promenades de la ville.

    Mariette, Auguste (1821-1881), égyptologue français de renom. est une des gloires de Boulogne-sur-Mer où il est né. 

    Il se passionna pour la "Galerie égyptienne" du Musée de Boulogne, 

 

et déclara plus tard :
"...Je suis entré dans l' Égypte par la momie d u musée de Boulogne".

 

Auguste Mariette

 

Comme le raconte .Jean  Vercoutter dans son livre ( p l02-106 Gallimard ”à la recherche de I Égypte oubliée”) ”En 1842, le français Auguste Mariette est professeur au collège de Boulogne, lorsqu’on le charge de classer les papiers et les notes de son cousin Nestor I’hôte, le dessinateur de Champollion, qui vient de mourir. En regardant ces admirables dessins, il sent soudain une attirance irrésistible pour I’Égypte. Il faillit renoncer à I’étude des hiéroglyphes qu’il a entrepris seul, à I’aide de la grammaire et du Dictionnaire de Champollion. Il persévère et entre en correspondance avec Charles Lenorment et Emmanuel de Rouge, successeurs de Champollion à la chaire d’égyptologie du Collège de France.

Mariette, alors marié et père de famille, décide d’abandonner la sécurité de son emploi à Boulogne pour se lancer dans I’aventure égyptienne. Ses protecteurs parisiens lui obtiennent un poste des plus modestes au musée du Louvre. Il fait des étiquettes et touche 166,66 francs par mois!

En 1850, on lui confie une mission pour aller en Égypte acheter des manuscrits coptes. Le moment est mal choisi. Peu auparavant, deux Anglais ont visité les monastères coptes du Ouadi Natroun. Ils ont enivré les moines à I’alcool et se sont fait donner, sans les payer, un nombre considérable de manuscrits. Le patriarche copte, indigné, n’est donc nullement disposé à laisser un étranger pénétrer de nouveau dans les couvents.

Lorsque Mariette arrive, il se voit refuser toute autorisation d’entrer dans les couvents. Désœuvré, Mariette décide d’abandonner la mission dont il est chargé et d’employer les fonds qui lui ont été confiés à tout autre chose que I’achat de manuscrits coptes. S’installant à Saqqarah, il aperçoit le 27 octobre 1850, un sphinx à demi ensablé....C’est ainsi que commence la fouille du Serapeum de Memphis, la nécropole souterraine des taureaux Apis. La fouille dure plus de deux ans. Dégageant, sphinx après sphinx, la route qui mène au temple, Mariette n’arrive aux abords du Serapeum proprement dit que le 11 février 1851, et avec des crédits presque épuisés. Il n’a pas encore soufflé mot de sa découverte. Il se résigne donc à I’annoncer officiellement en France pour obtenir un peu d’argent. A la demande de I’ Institut, le Parlement français vote le 26 août 1851, dans l’enthousiasme, un crédit extraordinaire de 30.000 francs pour permettre de poursuivre les fouilles. Dans son ardeur, Mariette a oublié qu’il est en Egypte et que les trouvailles n’appartiennent pas à la France! La réaction ne se fait pas attendre: ordre lui est donné d’arrêter immédiatement la fouille et de remettre aux agents égyptiens tous les objets découverts jusqu’alors.  

De longues discussions s’engagent alors entre I’Égypte et la France. Le 12 février 1852, enfin, le consul général de France obtient la levée de I’interdit: un firman en bonne et due forme autorise la France à reprendre les fouilles ...

Avec. I’aide de Ferdinand de Lesseps, alors, occupé à creuser le canal de Suez, Mariette revient en Égypte en octobre 1857. II est chargé de préparer le voyage en Égypte du prince Napoléon, cousin de Napoléon lll, et de réunir pour lui une collection d’antiquités qui lui sera offerte par le nouveau khédive, Said Pacha.

Chaleureusement accueilli par Said Pacha, qui lui donne de I’argent et met à sa disposition un bateau à vapeur, Mariette entreprend aussitôt des fouilles: à Gizeh, Saqqarah, Abydos, Thèbes, Éléphantine. Le 1e juin l858, Mariette est nommé Maamour; directeur des travaux d’antiquités en Égypte. Le vice-roi Said Pacha lui donne tous les moyens et tous pouvoirs.

II crée le musée National du Caire qui conserve toutes les découvertes de I’histoire pharaonique. II est le premier Égyptologue à lancer les fouilles archéologique selon un principe scientifique. On lui doit la création de 2 services officiels, le service des antiquités et le musée du Caire qui se relaient pour préserver les découvertes. II dirige plusieurs fouilles dont celles de: Dendérah, Abydos, Karnak, Tanis, etc.

A Deir El-Bahari, il découvre une sculpture de momies royales.

On lui doit également plusieurs écrits comme les papyrus égyptiens du musée. de Boulaq, la restauration du temple d’Horus à Edfou, la colonnade du temple de djeser, le catalogue général des monuments d’Abydos, etc.

Il favorise la création d’une société anglaise de fouilles: Egypt Exploration Fund devenue I’Egypt Exploration Society qui n’a jamais cessé avec I’Archaeological Survey of Egypt, I’Egyptian Research Account ainsi que la British School of Achaeology in Egypt de poursuivre les fouilles sur te territoire égyptien.  

L’Égypte I’élèvera à la dignité de Pacha. Son corps inhumé dans un sarcophage repose dans la cour du musée du Caire.