UN VOYAGE Á REIMS
Pourquoi pas ?

Hôtel St Jean Baptiste de la Salle


REIMS

C'est la ville
naquit 
Jean Baptiste de la Salle

mais ...
C'est aussi ....

La Capitale de la CHAMPAGNE
et du 
"Champagne"


un historique

 

Saint REMI

 

La cathédrale 
de REIMS





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        

L’actuel Hôtel de La Salle fut édifié à partir de 1545, (un cartouche au-dessus du porche d’entrée indique cette date) par Henri Choilly, bourgeois de Reims enrichi dans le négoce du drap.

La façade intérieure et la tourelle datent de 1556-1557, ainsi qu’on peut le lire sur le limon de I’escalier.

De la même époque datait un second hôtel, attenant au premier vers la gauche, mais totalement ruiné en 1914- 1918.

L’actuel Hôtel, bombardé et incendié en 1914-1918, doit sa survie et sa restauration au propriétaire d’alors: M. Jean Lhose, Directeur de la Maison de Biscuits de Champagne Fossier qui y avait son siège social et son centre de fabrication.

L’ Hôtel porta des noms successifs: Hôtel des Sacqs de la Hérissandière, Hôtel de la Cloche Perce... avant de s’appeler ”Hôtel de La Salle”, en mémoire de la famille qui I’acheta en 1609.

Jean-Baptiste de La Salle, le plus illustre de ses membres, y naquit le 30 avril 1651, de Louis de la Salle, Conseiller au Présidial, et de Nicole Moët de Brouillet. Une plaque, au-dessus du porche d’entrée, rappelle I’événement.

D’une famille de haute bourgeoisie, Jean-Baptiste de la Salle en vint, par un étonnant itinéraire personnel, à prendre en charge des écoles pour les enfants du peuple, rénova la pédagogie alors pratiquée, et fonda une congrégation religieuse qui fait de cet apostolat sa raison d’être: les Frères des Écoles Chrétiennes, aujourd’hui répandus en 87 pays.

A signaler en ce qui concerne I’édifice:

Façade sur rue, 
Remarquer la dissymétrie du cintre du porche d’entrée: la rue du Docteur Jacquin n’existant pas avant 1918, la rue de I’ Arbalète formait un cul-de-sac qui obligeait les voitures à entrer de biais. De part et d’autre du cintre du porche, deux cariatides traditionnellement nommées Adam et Ève.
A observer aussi, trois bustes sur la frise, à droite du porche.
Dans une niche, une statue de Saint Jean-Baptiste de La Salle, placée là en 1952. Observer les divers motifs d’ornementation ou I’on retrouve les goûts de la Renaissance. La façade vient de faire I’objet d’une restauration (1993-1995).

Façade sur cour intérieure et tourelle
Cette partie a fait I’objet d’une restauration (1984-1986) par les soins des Monuments Historiques (I’édifice est classé). Tourelles et escalier à vis, couronnés d’un élégant clocheton, rappellent les réalisations identiques au château de Blois.

Les pièces intérieures se visitent à la demande en dehors des Journées du Patrimoine. On peut y voir: une chapelle, un petit musée présentant des souvenirs de Saint Jean-Baptiste de La Salle, une salle Renaissance.


L’ Hôtel de La Salle peut se visiter tous les jours, sauf le dimanche, de 9 h a 12 h et de 14 h 30 a 18 h . De préférence sur rendez-vous. Tel. 03 26.47.73.21.

 


REIMS
Capitale de la Champagne et du "Champagne"

LES GRANDES ÉVOLUTIONS HISTORIQUES ET ÉCONOMIQUES

Bâtie sur l’emplacement d’un établissement préhistorique la cité gauloise  qui porte alors le nom de Durocortorum, chef-lieu des Rèmes, accorde son appui à César lors de la conquête de la Gaule. La ville est le point de départ de routes rayonnant vers Boulogne, Bavay, Cologne, Trèves, Metz, Toul.

À partir du IIIe siècle, elle est la métropole de la province de Belgique Seconde; c’est à cette époque qu’elle prend le nom de Reims (du nom des Remi.

Elle s’entoure d’une enceinte fortifiée, dont on retrouve encore le tracé dans le plan actuel de la ville.

Elle capitule devant Clovis en 486, mais acquiert une importance particulière
lors du baptême de Clovis, célébré par l’évêque Remi.

Les partages mérovingiens situent la frontière des royaumes d’Austrasie et de Neustrie 
entre Reims et Soissons; les rois d’Austrasie créent le ducatus Campanie , 
commandement militaire englobant les diocèses de Reims et de Châlons.

En 816, Louis le Pieux y est sacré empereur; l’archevêque Hincmar revendique 
pour ses successeurs le droit de sacrer les rois. 
C’est lui aussi qui développe à l’abbaye de Saint Remi les ateliers de copistes, ou scriptoria , et fait de la ville un important centre intellectuel. 
Ce rôle va de pair avec un rôle politique pendant tout le IXe et le Xe siècle. 
Le rayonnement de la ville est particulièrement grand lorsque Gerbert d’ Aurillac, 
le futur pape Sylvestre II, y exerce les fonctions d’écolâtre. 
Adalbéron
, son successeur, dévoué à l’empereur Otton Ier, est l’instrument de l’élection d’ Hugues Capet.

Sous la monarchie capétienne, Reims perd ce rôle politique, mais reste ville royale 
et lieu d’élection du sacre au Moyen Âge, elle se développe autour de deux noyaux: l’ancien castrum et l’abbaye Saint Remi.

À la suite d’émeutes, l’archevêque accorde une charte de commune en 1182.

En 1290, une nouvelle enceinte est construite sur l’ordre du roi.

Pendant la guerre de Cent Ans, tombée au pouvoir des Bourguignons, la ville est reprise par Jeanne d’ Arc qui y fait sacrer Charles VII en juillet 1429.

Au XVIe siècle, elle est à la tête de la Ligue. Reprise par Henri IV, elle est désormais éclipsée par Chalons, siège des opérations royales depuis 1588.

L’activité drapière, réglementée par Colbert, connaît une crise au XVIIe siècle.

Le XVIIIe siècle est marqué par une reprise, et surtout par le développement des maisons de champagne.

Sous la Révolution, la ville compte 25 000 habitants. Les mesures prises contre l’ Église entraînent la ruine des fonctions universitaires et religieuses, restées jusque-là très importantes.

Au XIXe siècle Reims connaît un grand développement économique: en 1840, un canal relie l’ Aisne à la Marne, un port est créé à Reims, qui est reliée par un embranchement à la ligne de chemin de fer Paris  Strasbourg.

À l’industrie textile et aux maisons de champagne s’ajoutent des maisons d’alimentation à succursales multiples.

Vers 1890 la ville atteint 100 000 habitants.

Pendant la Première Guerre mondiale, la ville est bombardée et doit être évacuée en 1918. Elle est reconstruite sur les plans de Ford entre 1920 et 1940, et de même, après la Seconde Guerre mondiale, d’après celui de Camelot, qui crée une zone industrielle au nord de la ville.

À partir de 1960, c’est le plan Rotival qui est suivi.

Si les industries anciennes du textile ont été en partie remplacées par la confection (bonneterie, chemiserie), les industries alimentaires restent importantes, et on assiste à l’implantation de nouvelles industries: construction automobile, compteurs, appareils ménagers.

En 1990, les cinq premières entreprises rémoises (compte tenu du nombre des salariés) travaillaient dans les secteurs des métaux, du verre, des équipements automobiles, de la pharmacie et des appareils électroménagers.

En 1992 l’industrie employait, , 35 p. 100 des salariés, le commerce 15 p. 100 et les autres services 50 p. 100. Reims, ville principale du département de la Marne sans en être la préfecture (Châlons-sur-Marne) comptait 185 100 habitants en 1990.

 


 

REMI (saint)

REMI ou REMY saint (440 env.-env. 533)

Malgré sa célébrité, Saint Remi est mal connu.

Il appartenait certainement à une grande famille et reçut une bonne éducation. Il accéda très jeune au siège de Reims puisque son épiscopat dura environ soixante-dix ans. Remi joua un rôle prépondérant dans la conversion du roi des Francs, Clovis, qu’il baptisa, probablement à Reims, à Noël 496.

Ses relations avec le roi furent excellentes. La lettre de condoléances qu’il lui adressa lors de la mort de sa sœur Alboflède a été conservée.

Remi mourut probablement un 13 janvier, vers 533. Sur son tombeau s’éleva l’abbaye de Saint Remi de Reims.

Sa fête fut fixée au 1er octobre, anniversaire d’une translation de reliques, et elle figura longtemps à cette date au calendrier romain; actuellement, elle est célébrée en France le 14 janvier.

La popularité de saint Remi fit éclore des légendes: on voulut que le fameux vase de Soissons brisé par un guerrier ait appartenu à son église; et, au IXe siècle, on raconta qu’une colombe avait apporté du ciel, lors du baptême de Clovis, la Sainte Ampoule contenant l’huile sainte qui manquait.


La cathédrale de Reims

De style gothique édifiée au XIIIe siècle, lieu du sacre des rois de France., la cathédrale Notre Dame de Reims entretint durant l'Ancien Régime une relation étroite avec la monarchie française, puisqu'elle était le monument du sacre.

L'édifice actuel date du XIIIe siècle.

Un labyrinthe, aujourd'hui détruit, placé dans la nef, indiquait le nom de ses quatre architectes: Jean d' Orbais, Jean le Loup, Gaucher de Reims et Bernard de Soissons.

Cependant, on ignore la date et l'ordre de leur succession à la tête du chantier.

La construction débuta après un incendie survenu en 1210.
En 1221, la chapelle d'axe était déjà livrée au culte.

Le chantier s'arrêta brutalement en 1233, à la suite d'une révolte de la population rémoise contre l'archevêque. Aussi les chanoines ne prirent-ils possession du chœur qu'en 1241. Il fallut ensuite attendre que le terrain se libère, en 1252, pour entreprendre la façade occidentale.

En plan, la cathédrale se compose d'une longue nef de trois vaisseaux et d'un transept bordé de collatéraux. Ce double collatéral se poursuit dans les travées droites du chevet. Celui-ci est pourvu ensuite d'un simple déambulatoire ouvrant sur une série de cinq chapelles rayonnantes semi-circulaires.

La chapelle d'axe est un peu plus profonde que les autres, particularité qui existait déjà à la fin du XIIe siècle dans l'abbatiale de Saint Rémi de Reims.

En élévation, le monument reprend le parti à trois niveaux de la cathédrale de Chartres: grandes arcades retombant sur des piles cantonnées, triforium et fenêtres hautes à deux lancettes surmontées d'une rose.

(À Reims comme à Chartres, pour ne pas rompre cet effet, on abandonne les tours sur les bras de transept. Robert de Luzarches y renonce dès l’élaboration de son projet. L’accent est reporté sur la façade occidentale. Elle appartient au principe de la façade harmonique qui acquiert, grâce à un jeu savant de gables et de meneaux, une verticalité très puissante.

Cette formule dite chartraine rencontre un succès très vif non seulement en Île-de-France, mais bien au-delà, dans le Nord (Cambrai, Saint-Quentin, Bruxelles). Elle n’épuise pas la créativité de l’époque.)

Cependant, le traitement du mur relève d'une conception très différente de la cathédrale chartraine. Effectivement, reprenant une tradition régionale, l'architecte ménagea un passage dans l'épaisseur du mur, à l'appui des fenêtres des chapelles rayonnantes
et du mur des collatéraux.

La plus grande innovation réside dans les baies hautes, des fenêtres-châssis dont les remplages deviennent indépendants de la maçonnerie. Cette dissociation devait permettre aux architectes de concevoir à l'avenir le réseau des baies de façon beaucoup plus libre. Extérieurement, le monument possède un riche décor sculpté,
à la fois sur la façade occidentale et sur celles des transepts,
mais également autour des parties hautes du chevet.

 

La sculpture la plus célèbre est celle de l' "Ange au sourire", 
sur le portail gauche de la façade principale.

Bon voyage