Le bienheureux Salomon

Bienheureux Frère Salomon
(Guillaume Nicolas Louis Le Clercq)
de l'institut des frères
des écoles chrétiennes
né à Boulogne sur mer
le 1e novembre 1745.
Mis à mort le 2 septembre 1792
dans la prison des carmes à Paris.
proclamé bienheureux par sa S. Pie XI
le 17 octobre 1926

 



GODEFROY DE BOUILLON...

A QUI DOIT ON LA CONSTRUCTION
DE NOTRE ÉTABLISSEMENT ?

tout d'abord aux frères des écoles chrétiennes
qui sont venus s'implanter à Boulogne sur mer
dès 1710 grâce à la généreuse donation 
de Jacques Abot de la Cocherie, 
Sieur de Bazinghen

mais surtout 
au Frère Salomon
originaire de Boulogne sur mer, 
décapité à la révolution française 
en septembre 1792


pour l'institut Godefroy de Bouillon
l' histoire commence un
un 2 septembre 1792

se poursuit
avec l'origine du retour des frères à Boulogne sur mer
Le 17 Octobre 1926
et se concrétise
Le 17 septembre 1934


les frèresquittent boulogne en 1906

 

Le frère Salomon sera décapité à la révolution en 1792

 

 

 

 

Mgr Duthoit 
et les curés 
des paroisses bienfaitrices

 

 

 


Frère Emile Duvet

le frère Émile Duvet
1e directeur de
Godefroy de Bouillon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la première aile construite en 1934

le premier bâtiment

 

 

 

Avec  les lois anticléricales de 1880 à juillet 1904 
(qui aboutit à interdire aux religieux d'enseigner) 
les frères des écoles chrétiennes quittent Boulogne sur mer 
le dimanche 12 août 1906

Les frères vont rester 28 ans absents. 
Absents dans la forme puisque dans le fond 
ils seront présents par l'intermédiaire des Frères 
déguisés en civil

 

origine du retour des Frères à Boulogne sur mer 
depuis leur départ le 12 août 1906.


Le 17 Octobre 1926,  sont béatifié à Rome 191 martyrs de la révolution. 
Parmi eux , un boulonnais, le frère Salomon  (Nicolas le Clercq de son vrai nom)  


En 1926, le chanoine LECOCQ, curé de Saint-Nicolas, se trouve à Rome pour les fêtes de la béatification du Frère SALOMON.

Lors d'une conversation avec le Supérieur Général des Frères, il lui fait remarquer que Boulogne s/mer va avoir l'honneur de compter un bienheureux en la personne du frère Salomon, mais qu'il n'y a plus d'école libre véritablement tenue par les frères des
Écoles Chrétiennes, car les écoles où les frères enseignaient à l'origine étaient désormais tenues par des civils.

Il faudra huit ans pour que l'idée fasse son chemin.
Les partisans du retour ne restent pas inactifs. Le Chanoine Lecocq et l'association St Nicolas réunissent des fonds. Ils s'adressèrent à maître Desmytter qui fit l'acquisition de terrains au profit d'une mystérieuse société des "immeubles réunis" (mystérieuse car on ne connaît ni les statuts, ni les bailleurs de fonds)
Cette société achète trois terrains contigus à côté de l'école St Ide, rue nationale.
le premier en 1929
les deux suivant en 1934
La première aile est construite sans tarder entre juin et septembre 1934.
Les classes sont prêtes et le supérieur de St Omer : Frère Enée nomme 5 frères.

Grâce aux efforts et à la ténacité du chanoine Lecocq, le 16 septembre 1934, Monseigneur DUTOIT vient bénir les locaux qui seront prêts pour la rentrée scolaire du 1èr Octobre .


Dès cette date, l'école fut confiée aux Frères du District de Saint-Omer. Le Frère DUVET (en religion Frère Émile Joseph) venant d'Hazebrouck, fut désigné par sa Congrégation pour prendre en charge la direction de l'école et il était assisté dans sa tâche par 5 frères (4 enseignants et 1 cuisinier)

Enseignants: 
Frère Emilien-Joseph, 
dans le civil Van Waringhem, venant de la Malassise de Saint-Omer.

Frère Emilien-Michel, 
dans le civil Michel Delattre, venant d'Arras.

Frère Exupère des Anges, 
dans le civil André Parazote, venant de Dunkerque.

Frère Etienne-Paul, 
dans le civil Auguste Barbaux, 
venant également de la Malassise.

(Le F. Emilien-Joseph était probablement l'un de ses élèves au scholasticat)

Cuisinier : 
Frère Edibe-Joseph, dans le civil Maurice Saydin, 
venant de l'Ecluse ( Sluis) en Hollande. 

Ces frères dans les premiers temps en civil, reprirent rapidement l'habit religieux, début Novembre 1936, ce qui donna lieu à de superbes cérémonies à la paroisse Saint Nicolas ainsi qu'à l'École.


le retour en 1934. la première communauté

La communauté des 6 frères habitera d'abord au 36, rue des pipos (actuellement le 52) et il resteront dans "ce taudis" comme ils l'appelaient entre eux en raison de commodités très restreintes, jusqu'en 1938.



la première maison des Frères
le " taudis" de la rue des pipos

Pour le bâtiment Godefroy de Bouillon

Monsieur DUFETEL, architecte a conçu un bâtiment résolument mais sobrement moderne et les travaux avaient été réalisés en quatre mois par les entrepreneurs COUVOIS et PITIOT.Le rez-de-chaussée pouvait accueillir 8 classes de 6,70m. sur 8,00m. mais quatre seulement furent utilisées la première année. Le premier étage et les combles représentaient la même superficie et furent aménagés ultérieurement.

A noter que c'est à la fin de cette année 1934, que l'abbé WAROT est nommé à Saint-Nicolas. Il sera après la guerre Aumônier de l'Amicale durant de longues années, participant à toutes les réunions jusqu'à son décès en 1985.

A noter que dès Juillet 1937, pour compléter les fonds levés par l'Amicale, eut lieu la première des quatre kermesses d'avant 1939.

C'est en 1936 que l'Amicale voit le jour et son premier travail sera de lever des fonds par souscription. Ces fonds serviront à la construction de la 2nde aile et de la chapelle, donnant à l'édifice, la physionomie que nous lui connaissons encore aujourd'hui.

C'est là que les frères habiteront désormais, en dehors de la parenthèse due aux bombardements de 1944, qui endommagèrent gravement l'édifice et, en particulier, la chapelle.

 




document réalisé par Jean COPPIN et son équipe 
groupe responsable des Archives  de l'Amicale
mais également avec l'Etude de Patrice Leprêtre