Frère Auguste BARBAUT
né le 05-10-1909 
Mort le 1 février 2001 
à 92 ans
Enterré au cimetière 
des frères d' Annapes

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Jamais il ne disait votre prénom en premier ....
Vous étiez d'abord une date de naissance, 
puis un prénom ...
il m'a  aidé à cheminer dans la vie .... 
merci Très Cher Frère.
 



 

 

 

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La jeunesse de Frère Auguste Barbaut n’a pas été facile. Son père est mort à l’âge de 40 ans. Auguste et son frère, Léonce, ont d’abord été confiés aux religieuses de Bonnclinghem, entre Calais et St.Omer. Quelques années plus tard, le jeune garçon entrait au Petit Noviciat de la Malassise. Auguste a été l’une des premières recrues de cette maison. Dès le début, il se révèle ouvert, intelligent, avide d’apprendre, un peu turbulent, mais sympathique et attachant.

Le temps de formation sera bref, suivant les usages de l’epoque. Noviciat canonique d’un an. Neuf mois de scolasticat. Puis la communauté, l’ École, la classe. 

Mais le jeune enseignant n’en restera pas là, 

A Dunkerque, où il professe dans une petite classe, il étudie, le soir, à l’aide d’une bougie cachée par la porte de son armoire (les lumières étant interdites après 21 heures), il prépare le brevet supérieur. 

Réussite rapide qui sera le point de départ d’autres études, d’autres succès.


1934, Les supérieurs décident d’ouvrir a Boulogne-sur-Mer une école attendue depuis longtemps par la population. Ce sera ”Godefroy de Bouillon”. 
Deux jeunes frères accompagnent le Frère Henri Duvet, nouveau Directeur

Auguste inaugure alors un bail qui ne sera interrompu que par la guerre et la retraite.

Accueil chaleureux de la population avec 1’encouragement des supérieurs, et malgré l’incertitude sociale et politique, les Frères de Boulogne reprennent le costume religieux. Auguste montre une grande détermination; il poursuit dans la rue, les gamins qui osent le «couacquer. Le souvenir de ce coup d’audace, vécu comme une quête et une revanche, explique en partie l’attachement du Frère Auguste à un habit qu’il ne quittera plus, même après les années post conciliaires.

Mobilise au début de la guerre en 1939, il est démobilise après 1’armistice. Frère Auguste et le Frère Loonis rejoignent alors leur directeur réfugié dans la campagne boulonnaise, et les 3 compagnons cherchent à remettre en route une école. 

Les locaux de”Godefroy” sont pratiquement en ruines. On trouve 3 locaux assez distants l’un de 1’autre. 

Peu importe! 

Quant à la Communauté, après plusieurs essais, elle trouve finalement à se loger rue du Puits d’Amour.

Au cours des années l940 à 1944, les bombardements anglais se multiplient, de jour et de nuit. Les Frères sont restes fidèles à la population et n’ont pas quitte la ville. Après la guerre ” Godefroy” reconstruit, connaît une période d’extension et de prospérité. Le Frère Auguste, professeur de 3e prépare essentiellement des promotions de brevets et occasionnellement des bacheliers, des candidats aux écoles professionnelles de futurs patrons de pêche.

Ses cours de religion, animés d’une grande conviction, revêtent un caractère classique, un peu traditionnel, conforme aux attentes du milieu. En 50 ans d’exercice, les ”Anciens” se multiplient, ils sauront exprimer leur reconnaissance. L’amicale est un des fleurons de l’ école, active en toutes circonstances, pas seulement pour les kermesses; on a I’occasion de l’ expérimenter en 1984.

Un chalutier moderne recevra le nom de ”Jean-Baptiste de la Salle” hommage aux frères, surtout a ceux de Boulogne. Tente par les récits des marins, Frère Auguste décide de faire pendant les vacances plusieurs ”marées” (pêche) avec des amis, 8 jours, 15 jours parfois. A bord, Auguste n’est pas un touriste mais un simple marin. Sa force physique le lui permet. Il ignore le mal de mer. Le grand vent 1’exalte.

En retraite à partir le 1976, le Frère Auguste rend bon nombre de services, catéchèse, remplacements, secrétariat de l’ Amicale, ce fut une retraite active, En l992,1’entrée à la Maison de retraite à Villeneuve d’ Ascq s’impose. La maladie de Paget progresse, mais il reste courageux, souriant. Chaque jour, le téléphone apporte une douzaine de lettres auxquelles il répond. Le téléphone sonne, surtout à proximité des fêtes, avec une fréquence qui surprend les voisins de chambre.

En communauté, il tient sa place; pas seulement à la chapelle. Chacun aime lui communiquer quelques impressions, qu’il reçoit avec sourire et souvent causticité. Il a un don de sympathie qui n’échappe ni au personnel ni aux gens de l’extérieur.


L' Un de ses Anciens le décrit en ces termes auxquels 
confrères, amis, anciens souscriraient volontiers:
 ”Frère Auguste fut surtout un formateur d’hommes, 
enseignant l’exigence, la droiture, la curiosité et la jeunesse d’esprit” 
(Michel Chemin)
         


Dessin de Michel CHEMIN


Le reconnaissez vous sur son Solex ?


Mais où est donc passé  le Solex
du Frère Auguste ?

appel à témoin !

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