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N'oublie jamais ceux qui t'ont précédé. Ils ont construit les bases
 

 

GODEFROY DE BOUILLON ! 
une belle aventure éducative … qui perdure ...
 

Avec les lois anticléricales de 1880 à juillet 1904 (qui aboutit à interdire aux religieux d'enseigner) les frères des écoles chrétiennes quittent Boulogne sur mer le dimanche 12 août 1906

Les frères vont rester 28 ans absents. Absents dans la forme puisque dans le fond, ils seront présents par l'intermédiaire des Frères déguisés en civil.

ORIGINE DE L’ECOLE ACTUELLE


 

Le 17 Octobre 1926, sont béatifiés à Rome 191 martyrs de la révolution.

Parmi eux ,
un boulonnais, le frère Salomon   (Nicolas le Clercq de son vrai nom)
 

Nicolas le Clercq est né en 1747 dans une famille de commerçants très chrétiens de la basse ville.
A 10 ans il est admis à l'école des Frères , 
puis à 16 ans dans une école de commerce. Il part se perfectionner à Paris. 
Il reçoit le grâce en 1767 en reconnaissant dans une église un de ses anciens maîtres. 

Après avoir enseigné il est nommé directeur des novices, 
puis secrétaire général de son institut. 

Arrêté en en 1792 par les révolutionnaires et incarcéré à la prison des carmes, 
il refuse de prêter serment à la constitution civile du clergé. 

Pour ce motif il est massacré avec 190 autres religieuses et religieux
le 2 septembre 1792. Le 7 octobre 1926 il sera fait bienheureux par Sa Sainteté Pie XI

 

En 1926, le chanoine LECOCQ, curé de Saint-Nicolas, se trouve à Rome pour les fêtes de la béatification du Frère SALOMON.

Lors d'une conversation avec le Supérieur Général des Frères, il lui fait remarquer que Boulogne sur mer va avoir l'honneur de compter un bienheureux en la personne du frère Salomon, mais qu'il n'y a plus d'école libre véritablement tenue par les
frères des Écoles Chrétiennes, car les écoles où les frères enseignaient à l'origine étaient désormais tenues par des civils.

Il faudra huit ans pour que l'idée fasse son chemin.

Les partisans du retour ne restent pas inactifs. Le Chanoine Lecocq et l'association St Nicolas réunissent des fonds. Ils s'adressèrent à maître Desmytter qui fit l'acquisition de terrains au profit d'une mystérieuse société des "immeubles réunis" (mystérieuse car on ne connaît ni les statuts, ni les bailleurs de fonds).

Cette société achète trois terrains contigus à côté de l'école St Ide, rue nationale en 1929, les deux suivant en 1934
 

Jean Baptiste de la Salle est fêté le 7 avril de chaque annéesouviens toi

bénédiction des locaux par Mgr Duthoit en 1934

blason de St Jean Baptitse de la Salle et de ses sucesseurs

1E JUILLET 1968
En 1968 ... Déjà à cette époque ..., on prétendait tout changer.

Adieu, rabat blanc!


Adieu, cher rabat blanc, fraternelle oriflamme,
Je te quitte en ce jour avec tant de regrets.
Un voile de tristesse escalade mon âme;
Tu disparais soudain, victime du progrès.

Pendant vingt-huit années tu fus mon blanc panache,
Fidèle compagnon, sourire printanier;
En maintes occasions tu m'aidas dans ma tâche.
On Le voue à présent à l'oubli du grenier.

Pendant un quart de siècle avec toi j'ai fait classe,
Tu fixais mon visage et tu l'illuminais;
Cédant aux tons nouveaux aujourd'hui tu trépasses.
Mais je te devais bien ces vers attentionnés.

On t'accuse un peu trop de « reste de folklore »,
Ton passage discret fini par étonner.
Tu connais de nos jours, une dernière aurore;
Je te quitte à présent, daigne me pardonner.

Et j'irai désormais dans la foule anonyme
Avec mon clergyman de Frère universel;
Seuls me reconnaîtront les amis, les intimes,
Puissè-je avoir pour tous un regard fraternel.

Sauf parmi nos Anciens et sur quelques gravures,
Aimables écoliers, non, vous ne verrez plus
le rabat du Cher Frère en sa blanche parure;
Une page est tournée, ces temps sont révolus.

Mais lorsque finira ma terrestre existence,
Qu'on me laisse partir avec mon drapeau blanc !
Je veux, quand sonnera l'heure de la partance.
Que l'on m'ensevelisse avec mon rabat blanc.

Annapes — St Adrien — le 1er juillet 1968. Frère Pierre CLAIS

 

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