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GODEFROY DE BOUILLON !
une belle aventure éducative … qui perdure ...
Avec les lois anticléricales de 1880
à juillet 1904 (qui aboutit à interdire aux religieux d'enseigner) les
frères des écoles chrétiennes quittent Boulogne sur mer le dimanche 12
août 1906
Les frères vont rester 28 ans absents. Absents dans la forme puisque
dans le fond, ils seront présents par l'intermédiaire des Frères
déguisés en civil.
ORIGINE DE L’ECOLE ACTUELLE

Le 17 Octobre 1926, sont béatifié à
Rome 191 martyrs de la révolution.
Parmi eux , un boulonnais,
le frère Salomon (Nicolas le Clercq de son vrai nom)
En 1926, le chanoine LECOCQ, curé de Saint-Nicolas, se trouve à Rome
pour les fêtes de la béatification du Frère SALOMON.
Lors d'une conversation avec le Supérieur Général des Frères, il lui
fait remarquer que Boulogne sur mer va avoir l'honneur de compter un
bienheureux en la personne du frère Salomon, mais qu'il n'y a plus
d'école libre véritablement tenue par les
frères des Écoles Chrétiennes,
car les écoles où les frères enseignaient à l'origine étaient désormais
tenues par des civils.
Il faudra huit ans pour que l'idée fasse son chemin.
Les partisans du retour ne restent pas inactifs. Le Chanoine Lecocq et
l'association St Nicolas réunissent des fonds. Ils s'adressèrent à
maître Desmytter qui fit l'acquisition de terrains au profit d'une
mystérieuse société des "immeubles réunis" (mystérieuse car on ne
connaît ni les statuts, ni les bailleurs de fonds).
Cette société achète trois terrains contigus à côté de l'école St Ide,
rue nationale en 1929, les deux suivant en 1934
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1E JUILLET 1968
En 1968 ... Déjà à cette
époque ..., on prétendait tout changer.
Adieu, rabat blanc!
Adieu, cher rabat blanc, fraternelle oriflamme,
Je te quitte en ce jour avec tant de regrets.
Un voile de tristesse escalade mon âme;
Tu disparais soudain, victime du progrès.
Pendant vingt-huit années tu fus mon blanc panache,
Fidèle compagnon, sourire printanier;
En maintes occasions tu m'aidas dans ma tâche.
On Le voue à présent à l'oubli du grenier.
Pendant un quart de siècle avec toi j'ai fait classe,
Tu fixais mon visage et tu l'illuminais;
Cédant aux tons nouveaux aujourd'hui tu trépasses.
Mais je te devais bien ces vers attentionnés.
On t'accuse un peu trop de « reste de folklore »,
Ton passage discret fini par étonner.
Tu connais de nos jours, une dernière aurore;
Je te quitte à présent, daigne me pardonner.
Et j'irai désormais dans la foule anonyme
Avec mon clergyman de Frère universel;
Seuls me reconnaîtront les amis, les intimes,
Puissè-je avoir pour tous un regard fraternel.
Sauf parmi nos
Anciens et sur quelques gravures,
Aimables écoliers, non, vous ne verrez plus
le rabat du Cher Frère en sa blanche parure;
Une page est tournée, ces temps sont révolus.
Mais lorsque finira ma terrestre existence,
Qu'on me laisse partir avec mon drapeau blanc !
Je veux, quand sonnera l'heure de la partance.
Que l'on m'ensevelisse avec mon rabat blanc.
Annapes — St Adrien —
le 1er juillet 1968.
Frère Pierre CLAIS
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