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EN
JUILLET
FÊTE
NATIONALE
La
fête de la Fédération du 14 juillet 1790 fut le point d'orgue d'une
multitude d'initiatives spontanées sur tout le territoire.
Dès
le mois d'août 1789, les fédérations sont apparues dans les communes et
les provinces. Ce n'est que le 5 juin 1790, à peine un mois avant l'événement,
que l'Assemblée Nationale approuve la proposition de la Commune de Paris
d'organiser "une Fédération générale". Elle est organisée
très tardivement, et donc largement improvisée. Il ne s'agit pas de
mettre en cause la légitimité du Roi, bien au contraire. C'est surtout,
montée avec enthousiasme des profondeurs du pays, une aspiration à une
unité nouvelle et un appel à un cadre stable. Comme le proclame
l'astronome Bailly, maire de Paris : "Nous proposons que cette réunion
[...] soit jurée le 14 juillet prochain, que nous regardons tous comme l'époque
de la liberté : ce jour sera destiné à jurer de la défendre et de
la conserver".
Discussion
du projet de loi ayant pour objet l'établissement d'une fête nationale
(Sénat, séance du 29 juin 1880)
On
connaît rarement l'année -
1880
- qui marque pour la France la consécration du 14 Juillet comme fête
nationale. Voici les textes fondateurs : comme
le dit Henri Martin, rapporteur au Sénat de la loi du 6 juillet faisant
du 14 juillet une "journée Fête Nationale annuelle",
"ce jour-là, le 14 juillet 1790, a fait, je ne veux pas dire l’âme
de la France [...] mais la révolution a donné à la France conscience
d’elle-même".
En
1878, le ministère Dufaure avait fixé au 30 juin une fête parisienne en
l’honneur de la République. Elle est immortalisée par un tableau de
Claude Monet. Le 14 juillet 1879 prend un caractère semi-officiel. Après
une revue des troupes à Longchamp (le 13 juillet), une réception est
organisée le 14 à la Chambre des députés à l’initiative de Gambetta
qui la préside, une fête républicaine a lieu au pré Catalan en présence
de Louis Blanc et de Victor Hugo. Dans toute la France, note Le Figaro :
"on a beaucoup banqueté en l’honneur de la Bastille" (16
juillet 1879).
Le
21 mai 1880, Benjamin Raspail dépose une proposition de loi signée par
64 députés, selon laquelle " la République adopte comme jour
de fête nationale annuelle le 14 juillet ". L’Assemblée
vote le texte dans ses séances des 21 mai et 8 juin ; le Sénat
l’approuve dans ses séances des 27 et 29 juin 1880 à la majorité de
173 contre 64, après qu’une proposition en faveur du 4 août eut été
refusée.
La
loi est promulguée le 6 juillet 1880. Le ministre de l’intérieur
prescrit aux préfets de veiller à ce que cette journée " soit
célébrée avec autant d’éclat que le comportent les ressources
locales ".
La
fête célébrée cette année-là fut à la mesure de l'événement.
site
à visiter
:
http://www.14juillet.senat.fr/meridienne/index.html
EN
AOÛT
TRANSFIGURATION
le 6 août
Jésus, rendu sur une montagne avec ses disciples Pierre, Jacques et Jean, se trouve métamorphosé : l'aspect de son visage change et ses vêtements deviennent d'une blancheur éclatante. Cette description rappelle celle qui est faite, dans les textes apocalyptiques, des anges envoyés du Seigneur. Elle rappelle la transcendance du Christ. Aux côtés de Jésus se tiennent deux grandes figures bibliques : Élie et Moïse. Pourquoi parmi tous les prophètes et témoins de l'Alliance retrouve-t-on précisément ces deux là ? Plusieurs hypothèses sont soulevées. Moïse représenterait la loi et Élie l'ensemble des prophètes. La présence d'Élie rappelle les textes de prophéties sur la venue du Messie : Élie doit venir avant le Messie et préparer le chemin. Moïse représente le libérateur du peuple juif et celui par qui la loi de Dieu est donnée aux hommes, il est lui aussi, en quelque sorte un précurseur du Christ. Enfin, les morts de ces deux hommes sont entachées de mystère. Elles sont présentées comme des actes volontaires de Dieu. Moïse est emporté par Dieu et découvre du haut d'une montagne le pays qui est promis au peuple d'Israël. Puis il meurt , est enterré mais l'emplacement de la tombe reste inconnu. Elie, quant à lui, est emporté dans les cieux par un char de feu.
L'Église catholique fête la Transfiguration le 6 août mais cette fête peut être avancée ou reculée au dimanche le plus proche.
L'Église orthodoxe fête la Transfiguration le 6 août du calendrier julien,
c'est-à-dire le 19 août du calendrier grégorien. C'est une grande fête bien que située en période de jeûne.
Le lieu traditionnel de la transfiguration est le mont Thabor près du lac de Tibériade. Certains exégètes situent l'événement au Mont Hermon, puisque les épisodes évangéliques qui l'encadrent se situent dans cette région. Le Mont Thabor aurait été choisi à l'époque byzantine pour sa proximité avec Nazareth et le lac de Tibériade.
Selon les maronites, la Transfiguration aurait eu lieu dans la région de Bcharré, sur le
Mont-Liban.
Représentation dans l'Art de la transfiguration
L'art roman et l'art byzantin ont souvent représenté cette scène. De nombreux peintres,
Raphaël, Rubens, Bellini ont représenté la Transfiguration. On y retrouve le trio de Jésus entouré de Moïse et d'Elie, avec à leurs pieds, les disciples endormis trop empêtrés dans leur nature terrestre pour comprendre pleinement la signification de la rencontre. Il faudra l'arrivée d'une nuée et l'intervention d'une voix qui en sort qui leur confirme la nature du Christ pour les éclairer.
EN
AOÛT
ASSOMPTION ou
dormition le 15 août
Parmi les fêtes mariales apparaît, dès le Ve siècle, l’Annonciation au 25 mars.
La fête de la Dormition ou de l’Assomption de la Vierge remonte au VIe siècle, témoin irrécusable de la croyance de l’Église sur ce
point. Enfin, la Nativité de la Vierge, au 8 septembre, universellement célébrée en Orient dès le VIIe siècle, ne le fut que depuis le XIe en Occident.
La fête de l’Assomption célèbre tout à la fois la mort, la résurrection glorieuse, l’entrée au ciel et le couronnement de la bienheureuse Vierge
Marie. On dit assomption (d’un mot latin qui signifie enlever) et non ascension (monter) pour marquer que Marie fut enlevée au ciel, en corps et en âme, en vertu d’un privilège particulier. Cette fête fut célébrée à partir du Concile d’Éphèse (431) qui avait proclamé Marie Mère de Dieu. Fixée au 15 août, au commencement du VIe siècle, elle s’enrichit d’une vigile dès le début du VIIIe siècle. Elle a donc toujours été un jour de fête dans l’Église, surtout en France, à partir du voeu de Louis XIII, puis dans l’Église universelle, à partir de 1950, année de la proclamation du dogme de l’Assomption par le Pape Pie XII. Comme pour toutes les fêtes chrétiennes, il faut en chercher l'origine dans la vie du Christ. Si Marie est aujourd'hui honorée d'une façon toute particulière, c'est parce qu'elle a accepté d'être la Mère du Sauveur. L'humble fille de Nazareth à qui l'ange Gabriel a annoncé qu'elle serait la mère du Christ a répondu " Oui ". Marie a accueilli dans sa chair, celui qui est l'origine de toute vie. Les Évangiles sont d'une discrétion étonnante sur Marie. Il faut beaucoup d'attention pour apercevoir sa figure, car le cœur du message des Évangiles, c'est la Révélation d'un Dieu Père par son Fils Jésus. Si les Évangiles ne s'attardent pas sur Marie, celle-ci n'en est pas moins présente auprès de son Fils, comme à Cana ou bien encore au pied de la Croix. Marie est " la servante du Seigneur " comme le dit le Magnificat. Marie accompagne la vie de Jésus car elle est à sa manière une disciple. Une femme qui a su écouter la Parole de Vie et se mettre à son service.
EN
SEPTEMBRE
C'est
la rentrée des classes
C'est
le mois des vendanges, la cueillette des pommes, des noix et des
noisettes, et des mûres.
Les
motifs les plus symboliques sont la feuille d'Automne aux belles couleurs,
la pomme, la grappe de raisins, la noisettes et le mois de confitures
NATIVITÉ
DE NOTRE DAME
Le 08 septembre
2008, Fête de la nativité de la Vierge Marie
Ronchamp, un pèlerinage ancien
Ronchamp a fait partie de ces nombreux lieux de « petits pèlerinages »
locaux aux origines extrêmement anciennes, païennes pour la plupart. Il
a été christianisé et dédié à la Vierge Marie. Des traces de cette dévotion
chrétienne remontent au Moyen Age.
Situé sur la colline de Bourlémont, il donnait de la « hauteur » à la
vie des gens venus en pèlerinage.
Mais ce lieu a aussi servi d’église paroissiale durant des siècles
pour les villages sis au pied de ce promontoire, et ce, jusqu’au milieu
du XVIIIe siècle. Une église paroissiale a été construite à Ronchamp,
toujours dédiée à Marie : « Notre-Dame du Bas ». Ainsi, « Notre-Dame
du Haut » devenait désormais exclusivement une chapelle de pèlerinage.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, et première moitié du XXe siècle,
les pèlerinages connurent des records d’affluence. Ronchamp n’y a pas
échappé. Avec la construction de la chapelle en 1954-1955, œuvre de Le
Corbusier, les pèlerins devenus moins nombreux, se fondront au milieu des
« visiteurs » et touristes venus du monde entier.
Ronchamp, le pèlerinage aujourd’hui
C’est pour la fête de la Nativité de la Vierge Marie, le 8 septembre,
qu’a lieu « le » pèlerinage de Ronchamp. Une Eucharistie (messe) est
célébrée le matin, et un office religieux l’après-midi. Le 15 août,
fête de l’Assomption de Marie, est aussi un pèlerinage important à
Ronchamp.
Tout au long de l’année, des groupes de pèlerins organisés, venus de
France ou d’autres pays d’Europe, se succèdent auprès de Notre-Dame
du Haut. Des personnes des environs ou de passage dans la région
gravissent la colline, individuellement ou en petits groupes pour y prier
dans le silence.
« Pèleriner »
Vous ne trouverez pas ce verbe dans la langue française : « pèleriner
». Mais il évoque bien la requête d’un nombre croissant de personnes
en recherche, en mouvement, en quête de sens et d’identité, dans un
monde caractérisé par la mobilité des individus, la pluralité et la
surabondance des repères, et le foisonnement des croyances sur mesure et
des remises en question permanentes. Des gens par milliers foulent les
routes, les sentiers et les lieux de pèlerinages. Ils marchent avec leur
tête, leur cœur et leur pieds en quête de cette intériorité où
chacun peut être lui-même libéré des assauts de notre monde mercantile
et à la recherche du profit ; où chacun peut échanger avec un autre
marcheur, un autre quêteur de vie spirituelle ; où il peut – peut-être-
converser avec Dieu, ou celui qu’on appelle le Christ… ; où il se
joint librement à l’assemblée des chrétiens réunis pour célébrer
le Dieu de Jésus-Christ et prier Marie.
extrait
du site : http://www.chapellederonchamp.com/pas.php
jeudi
14 septembre
Fête de la Sainte Croix :
(C'est une fête peu repérée)
Quand, à Jérusalem, la reine sainte Hélène, mère de l'empereur
Constantin, fut convaincue d'avoir retrouvé sur le Mont Calvaire la
vraie croix du Christ, elle fit édifier en ce lieu, avec l'aide de son
fils, une basilique englobant le Calvaire et le Saint Sépulcre. Cette
basilique qui eut pour nom "Résurrection" fut consacrée un
14 septembre. Par la suite, ce jour fut choisi pour célébrer une fête
qu'on appela "Exaltation de la précieuse et vivifiante
Croix." parce que son rite principal consistait en une ostension
solennelle d'une relique de la vraie croix. Ce geste manifestait devant
tous que la Croix est glorieuse parce qu'en elle la mort est vaincue par
la vie. La fête se répandit à Constantinople où elle connut un éclat
nouveau à partir du 7ème siècle parce que les Perses infidèles s'étaient
emparés de Jérusalem et avaient emporté dans leur pays la vraie Croix
comme trophée de victoire. L'empereur Heraclius alla la reprendre et
ramena triomphalement à Constantinople le symbole de la victoire du
Christ sur la mort. Progressivement la fête fut célébrée dans toute
l'Église et des parcelles de cette relique furent distribuées à
travers le monde chrétien.
Dicton
du jour
: A la Sainte-Croix, cueille tes pommes et gaule tes noix.
L'AUTOMNE
Le
22 septembre c'est l' automne. C'est une saison que l'on
choisira pour aller se promener pour observer les jolis couleurs des
feuillages en forêt. Cueillette des pommes, des noisettes et des mûres
LA
ST MICHEL Le
29 septembre, pour
les gourmands c'est une fête à retenir car il est le Saint Patron de
Pâtissiers. N'oubliez pas de dire Bonne Fête à votre Pâtissier.
Paradoxalement on fête les Boulangers à la St Honoré EN
OCTOBRE
HEURE
D'HIVER : on recule d'une heure Changement
d'horaire : heure d'hiver , heure d'été C'est
la nuit du 28 au 29 octobre que nous reculerons le réveil d'une
heure
Définition
du Temps Universel : Le Temps Universel, que l'on note TU
ou UT, est l'heure locale à Greenwich, une ville d'Angleterre qui se
trouve sur le méridien de longitude 0°. Il est midi en TU lorsque le
Soleil passe au méridien de Greenwich. Le Temps Universel constitue la référence
mondiale en matière de temps pour l'astronomie. Cependant, il ne faut pas
confondre le Temps Universel et l'heure GMT ("Greenwich Mean
Time", temps moyen de Greenwich). En effet, l'origine du Temps
Universel est à minuit à Greenwich tandis que celle de l'heure GMT y est
à midi.
Toutes
les informations données dans cet article concernent l'Europe et plus
particulièrement la France.
Pour
des raisons d'économies d'énergie, on
a, dès 1916, instauré le principe de l'heure d'été. Le
Temps Légal, celui de tous les jours, des montres, des horloges, fut
avancé par rapport au Temps Universel d'une heure en été.
En hiver : Temps Légal = Temps Universel
En été : Temps Légal = Temps Universel + 1 heure
Puis
en 1946 l'heure d'été fut appliquée toute l'année. Il n'y
avait donc aucun changement d'heure au cours de l'année. Temps Légal =
Temps Universel + 1 heure
En
1976 toujours, à l'époque, pour des raisons d'économie d'énergie, on a
réinventé l'heure d'été mais cette fois ci l'avance hivernale d'une
heure fut conservée et une autre heure s'ajoutait durant le printemps et
l'été (vous suivez ?).
En hiver : Temps Légal = Temps Universel + 1 heure
En été : Temps Légal = Temps Universel + 2 heures
Jusqu'ici
les modifications ont lieu tous les 30 ans (1916, 1946, 1976). On peut espérer
qu'en 2006 un nouveau changement interviendra...
Début
de l'heure d'hiver :
- De 1976 à 1995 : dernier dimanche de septembre (sauf 1er
octobre 1978)
- A partir de 1996 : dernier dimanche d'octobre
Début de l'heure d'été :
- En 1976 : dernier dimanche de mars
- De 1977 à 1980 : 1er dimanche d'avril
- A partir de 1981 : dernier dimanche de mars
Congés
de TOUSSAINT
du
26 octobre au 5 novembre inclus
la toussaint
la fête des morts
et
Halloween clic
sur l'adresse du site ci-contre :
http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/fetes_toussaint.htm
1.
Quelle est l'origine d'Halloween ?
Halloween
est l'héritière de la fête de "Samhain", célébrée il y a
plus de 2.500 ans chez les Celtes et les Gaulois. Cette fête était
la plus importante de leurs fêtes.
Dans le monde celte, la nuit du 31 octobre au 1er novembre était
le début de la nouvelle année. C'était la fête de la divinité
celtique Samhain. Elle était marquée par tout un cérémonial. Pendant
cette nuit les esprits des trépassés pouvaient revenir dans leur demeure
terrestre et les vivants devaient les accueillir. Mais l’ouverture des
portes de l’autre monde permettait aussi l’intrusion d’esprits maléfiques.
Les esprits des morts de l'année devaient partir dans l'autre monde.
La
fête de Samhain a été appelée Halloween après l'introduction en
France de la fête de la Toussaint en 837. Le mot Halloween est
la contraction de All Hallows-even qui signifie littéralement la veille
de la Toussaint.
Voir
Fête de Samhain
A
la suite d'une famine, les pratiques d'Halloween se déplacèrent, avec l'émigration
irlandaise de 1646/48, vers les États-Unis. C'est à la fin du
19eme siècle, qu'Halloween y devient une grande fête avec les déguisements
et les décorations tournant autour des têtes de morts, fantômes,
squelettes, sorcières. Elle se transformât en fête des enfants. Les
enfants déguisés défilaient dans les rues en frappant aux portes et en
revendiquant des petits cadeaux (des bonbons) sous menace de malédiction
en cas de refus.
3.
Comment Halloween est il arrivé en France ?
Jusqu'au
début des années 90, Halloween est inconnue de la plupart des Français.
En 1992, la société César, spécialisée dans le déguisement,
travaille sur Halloween afin de l'implanter en France. 1997 est
l'année du grand lancement, massif. Les entreprises américaines en
France font la promotion d'Halloween : Disneyland Paris, Coca-Cola ,
McDonald's. D'autres sociétés suivent.
4.
Succès d'Halloween
Cette
fête a un grand succès commercial. Elle est très apprécié des
enfants. C'est le jour du déguisement d'Halloween. Les enfants
se déguisent avec des costumes qui font peur. Ils s'amusent à faire
peur. Même dans certaines écoles publiques on fête Halloween.
Elle
se substitue à la Toussaint auprès des jeunes générations.
Cependant,
il y a actuellement une baisse du succès d'Halloween. Les motifs de cette
baisse peuvent être divers : on voit dans cette fête une opération
commerciale, on réserve son budget pour la fête de Noël et de fin d'année
et on ressent l'anti américanisme grandissant en Europe.
Les origines de la Fête de Toussaint
La fête du premier novembre a une origine très lointaine puisqu'en fait elle nous provient en ligne directe des
Celtes. En effet, ceux-ci divisaient l'année en deux saisons, l'hiver et l'été. Le premier novembre était une date très importante puisqu'ils fêtaient le début de l'année. C'est la fête de Samain (Samain ou Samhuin signifie en irlandais "affaiblissement" ou "fin de l'été"). C'était donc une fête de passage, la fin de l'été marque le début de l'hiver, le départ d'une nouvelle gestation. Samain était le nouvel an celtique, le début de toutes choses, et sur le plan mythologique le moment où s'étaient produits les grands événements cosmiques, le moment où avait lieu le meurtre rituel et symbolique du roi et son remplacement. Cette fête de Samain donnait lieu à des rassemblements, des jeux, des joutes, des cérémonies liturgiques très importantes et des festins où l'ivresse était de rigueur...
Samhain était aussi la fête des morts, ou plus exactement de la communication entre les vivants et les morts. Ainsi cette nuit, les tombes sont ouvertes et le monde visible et invisible communiquent : les habitants de l'Autre monde peuvent faire irruption sur la surface de la terre, et les humains peuvent s'engager dans le domaine des dieux, des héros et des défunts. Cette conception des relations entre morts et vivants a perduré très longtemps. Ainsi, dans les pays anglo-saxons, la fête de la Toussaint est accompagnée de la célèbre manifestation folklorique Halloween, où les morts, symbolisés notamment par la fameuse citrouille évidée dans laquelle on a placé une chandelle, viennent taquiner les vivants. (1 voir à ce sujet : J. Markale Le christianisme celtique et ses survivances populaires ed Imago).
A Verviers, à la fin du 19eme siècle, le jour de la Toussaint et aussi le jour des Morts, les enfants se promenaient en balançant en guise d'encensoirs, des betteraves évidées ou des pots à fleurs remplis de braises allumées, sur lesquelles ils faisaient brûler l'encens et ils demandaient aux passants : "on çan po lès pauvès-âmes!" un cent (pièce de deux centimes) pour les pauvres âmes.
Dans de nombreux villages wallons, le soir de la Toussaint, les enfants évidaient une betterave ou une citrouille dans laquelle ils pratiquaient des entailles simulant les yeux, un nez, une bouche.
Une chandelle éclairait à l'intérieur cette tête de mort, que les enfants plaçaient au bord du chemin en sollicitant des passants quelque monnaie "pour les âmes". Cette coutume pouvait encore s'observer vers 1950 (Bulletin de Folklore wallon t.III p. 24 Wallonia t.2 1894 p. 199).
A. Body (1902) relève qu'à La Gleize, on dit qu'il faut se garder de balayer et de laver les chambres et la cuisine
"l'djoù des âmes", parce que les âmes des trépassés reviennent sur terre, dans les demeures qu'elles habitèrent. En se livrant à cette besogne, on les
"hovreut à l'ouhe", on les balaierait dehors. De même à Sart, il ne faut pas frapper avec des bâtons sur les haies et les buissons, parce que les âmes sont "d'vins les bouhons", dans les buissons.
Ces considérations donnent à penser que la fête des morts, le 2 novembre, a eu son origine chez les Celtes et s'est étendue aux peuples européens.
La fête de la
Toussaint fut instituée en
France et en Allemagne sur l'ordre de l'empereur Louis le Pieux en
835. L'innovation se
fit sur le conseil du pape Grégoire IV dont le désir était de supprimer
un ancien usage encore ouvertement pratiqué à cette époque. La
célébration, le premier novembre, de la fête de la Toussaint est donc un
essai tenté par l'Église pour donner une couleur de christianisme à
l'ancien rite celtique; en substituant aux âmes des morts, les saints
comme véritables objets d'adoration. Cette tentative se solda par un
échec puisque l'Église décida, à regret, de sanctionner la "superstition
populaire" en admettant dans le calendrier une fête des morts.
La reconnaissance par les autorités ecclésiastiques de cette fête des morts eut lieu à la fin du
Xème siècle en France. C'est Odilon, Abbé du grand monastère bénédictin de Cluny, qui commença le changement en ordonnant que, dans tous les monastères qu'il dirigeait, une messe solennelle soit célébrée le 2 novembre pour "tous les morts qui dorment en Christ".
Pour l'Église catholique, la Toussaint n'est pas autre chose que la fête de Tous les Saints, c'est-à-dire de la Communauté des vivants et des morts.
Le Jour des Morts ( le 2 novembre
) ne doit pas être confondu avec la Toussaint ( le premier
novembre ) qui est une fête joyeuse.
Elle marque le rassemblement de ceux qui sont et de ceux qui ne sont plus, dans l'espérance qu'à la fin des temps, les retrouvailles seront définitives.
Un cimetière illuminé de milliers de bougies.
La tradition de déposer des fleurs sur les tombes le jour de la Toussaint semble dater du milieu du 19eme siècle. Il existait une autre coutume qui consistait à allumer une bougie sur la tombe des morts.
Le Bulletin de folklore Wallon de 1898 signale qu'à Spa, le jour de la Toussaint, à la nuit tombante, la foule se rendait au cimetière où elle allumait des bougies sur les tombes. Cette pratique est encore attestée par H. George en 1935. Ce dernier note qu'à la Toussaint, des milliers de bougies brûlent sur les tombes.
M. Albert Jehin, nous précise que dans les années 1930, le Jour des Morts, après la messe de 10 heures, on se rendait en procession au cimetière de Spa. On allumait des bougies et l'on se regroupait autour de la tombe d'un curé de la paroisse. Cette tombe était surmontée d'un grand Sacré-Coeur. (S'agirait-il du curé Rousseau ?). Les fidèles se dispersaient alors pour placer une bougie sur la tombe des défunts de leurs familles. Ces bougies étaient déposées dans de petites lanternes en zinc en forme de chapelle. Albert
Jehin, âgé d'une dizaine d'années à cette époque, se souvient particulièrement bien des marchands de marrons chauds qui accueillaient les personnes à l'entrée du cimetière.
texte de Marie-Madeleine Jehin.
à la Toussaint, le froid revient et met l'hiver en train.
La Toussaint venue, laisse-là ta charrue.
Avec le premier novembre, recommencent les veillées qui réuniront les personnes au coin du feu pour les longues soirées d'hiver.
ARMISTICE Faites
un petit tour sur le site ci-dessous
clic
ci-contre http://histgeo.free.fr/pmg.html
La Première Guerre Mondiale se termine le 11 novembre à 5 heures du matin, dans un train stationné près de la gare de Rethondes, en forêt de Compiègne. Les hostilités cessèrent le matin même sur le front de l’Ouest.
Il est de tradition de fleurir la tombe du soldat inconnu (sous l'Arc de Triomphe à Paris). A cet endroit repose un soldat non identifié, tué lors de la Première Guerre mondiale, qui symbolise l'ensemble des combattants disparus pendant ce conflit,
La Première Guerre Mondiale se termine le 11 novembre à 5 heures du matin, dans un train stationné près de la gare de Rethondes, en forêt de Compiègne. Les hostilités cessèrent le matin même sur le front de l’Ouest.
Il est de tradition de fleurir la tombe du soldat inconnu (sous l'Arc de Triomphe à Paris). A cet endroit repose un soldat non identifié, tué lors de la Première Guerre mondiale, qui symbolise l'ensemble des combattants disparus pendant ce conflit,
Présentation
de Marie le 21 novembre
Historique
Au
jour de la fête de la Présentation de Marie au Temple, la
liturgie se réfère à des textes non canoniques. Comme les évangiles ne
parlent pas de l'enfance de la Vierge, des auteurs inconnus, pour
contenter de pieuses curiosités, l'ont racontée en donnant
d'aimables détails sur sa venue, enfant, au Temple de Jérusalem. Le
principal de ces textes a été traduit au XVI° siècle par l'érudit
français Postel qui l'a intitulé le Protévangile de Jacques
(premier évangile), C'est, sans doute, le plus ancien évangile de
l'enfance, composé au milieu du II° siècle et probablement en Egypte ;
le texte nous est parvenu dans des versions en grec, syriaque, arménien,
éthiopien, géorgien, vieux-slave. Ce texte qui se présente comme l'œuvre
de Jacques le Mineur est déjà évoqué par saint Justin (mort vers 165)
dans le Dialogue avec Tryphon et Origène s'y réfère
explicitement dans le Commentaire de S. Matthieu. Il s'agit de la
vie de Marie racontée en style merveilleux et sans souci de vraisemblance
géographique. Quelques pieuses gens y feront tout de même des ajouts à
partir du V° siècle.
Les
mois se succédèrent pour la petit fille. Lorsqu'elle eut deux ans,
Joachim dit : Menons-la au Temple du Seigneur, afin que
s'accomplisse la promesse que nous avons faite, sinon le Tout - Puissant
nous avertirait et l'offrande que nous lui ferions serait rejetée. Mais
Anne répondit : Attendons la troisième année pour que l'enfant
soit en âge de reconnaître son père et sa mère. Et Joachim répondit :
Attendons !
Lorsque
la petite fille eut trois ans, Joachim dit : Appelez les filles
d'Hébreux de race pure, et qu'elles prennent chacune un flambeau, un
flambeau qui ne s'éteindra pas. L'enfant ne devra pas retourner en arrière
et son cœur ne se fixera pas hors du Temple du Seigneur. Elles obéirent
à cet ordre et elles montèrent ensemble au Temple du Seigneur. Et le prêtre
accueillit l'enfant et la prit dans ses bras. Il la bénit, en disant :
Il a glorifié ton nom, le Seigneur, dans toutes les générations.
C'est en toi qu'aux derniers jours il révélera la Rédemption qu'il
accorde aux fils d'Israël ! Et il fit asseoir l'enfant sur le
troisième degré de l'autel. Et le Seigneur Dieu fit descendre sa grâce
sur elle. Et, debout sur ses pieds, elle se mit à danser. Et elle fut chère
à toute la maison d'Israël. Les parents redescendirent du Temple, et ils
étaient remplis d'admiration, et ils louaient Dieu l'enfant ne s'était
pas retournée en arrière. Et Marie demeurait dans le Temple du Seigneur,
semblable à une colombe, et la main d'un Ange la nourrissait.
Le
pseudo-Matthieu, écrit en latin vers le IX° siècle, note que Marie
gravit en courant les quinze marches du Temple.
L'origine de la fête de la Présentation de la Vierge Marie au
Temple serait peut-être palestinienne puisque la vie de saint Jean le
Silentiaire, écrite au milieu du VI° siècle par Cyrille de Scythopolis,
nous apprend qu'en novembre 543, à Jérusalem, eut lieu la dédicace de
la basilique Sainte-Marie-la-Neuve. En tous cas, à Constantinople, la fête
de la Présentation de Marie est attestée dès le VIII° siècle, et des
homélies de saint André de Crête (mort en 740) lui sont consacrées.
Dans la crypte de Saint Maximin (Var), on voit, datant du V° siècle, une
image de la Vierge Marie orante gravée sur une pierre tombale avec
l'inscription en mauvais latin : Marie la Vierge servant dans le
Temple de Jérusalem. Ceci étant, on ne voit pas trace, malgré les
tentatives du Pape syrien Serge I° (687 + 701), de fête de la Présentation
de la Vierge en Occident en ce temps-là. L'Angleterre la célèbre un
peu avant l'occupation normande, un calendrier hongrois la note au début
du XIII° siècle, mais le SAINT-SIÈGE ne l'admet qu'en 1372 lorsque Grégoire
XI se rend aux raisons de Pierre II de Lusignan, roi de Chypre et de Jérusalem.
Dès 1373, Charles V l'introduit en la chapelle royale de France et, l'année
suivant, convie tout le royaume à l'imiter, ce que fit aussi la Navarre.
Comme Grégoire XI rentra à Rome après avoir fait célébrer la Présentation,
cette fête devint plus importante et, peu à peu, fut adoptée par les
ordres et les pays, quoique sa date variât, et elle figure au missel
romain depuis 1505 encore qu'elle fut supprimée par Pie V entre 1568 et
1585.
Le Prêtre, essentiellement homme de Dieu, qui doit ici-bas le représenter,
poursuivre ses intérêts sans jamais se lasser, en rappelant
continuellement aux âmes, importune, opportune, que l'unique nécessaire
est de ne pas manquer son Éternité en gâchant sa vie. Or si le séminaire
est un milieu favorable à l'ascension de l'âme, le monde où le prêtre
exerce son ministère, est tout au contraire anémiant, déprimant et démoralisateur.
A la longue, même s'il est saint, surtout s'il est sorti du séminaire
avec un bagage surnaturel étriqué, un pasteur d'âmes ne peut pas ne pas
subir l'influence de l'ambiance et sentir son idéal perdre de son mordant
pour s'estomper dans l'imprécis en voyant s'évanouir les uns après les
autres les beaux rêves de sa formation et déchoir peu à peu de sa première
ferveur. A moins qu'il ne se redise souvent qu'étant prêtre, il doit se
distinguer totalement du commun des hommes pour n'avoir dans l'esprit
qu'une pensée et au cœur qu'une unique passion : Jésus, son Maître,
son modèle, le type idéal de son sacerdoce, qu’il a juré d'aimer
par-dessus tout et de servir à jamais malgré tout. C'est pour engager le
Clergé dans cette voie salutaire que M. Olier, en 1650, par une
inspiration du Ciel, décidant de donner comme fête principale aux
premiers séminaires la Présentation de la Vierge au Temple,
institua, pour ce jour l'impressionnante cérémonie de la Rénovation
des Promesses cléricales.
Fête
du Christ Roi
Dimanche
23 novembre 2008, nous célébrons la fête du Christ Roi de l’Univers. C’est
le dernier dimanche de l’année liturgique.
Celle-ci
commence le premier dimanche de l’avent qui prépare les fêtes de Noël.
La fête du Christ Roi de l’univers vient nous dire que toute la création
est transformée dans le Christ. Tout l’univers est renouvelé dans la
mort, la résurrection et la montée au cieux du Christ. Une catéchèse
de Mgr Bouilleret
SAINTE
CATHERINE
C'est
le 25 novembre la fête des modistes (les créateurs de chapeaux) Quand on coiffe
St Catherine on est la reine de la journée et on se doit de fêter CATHERINETTE.
Cela signifie que l'on a plus de 25 ans et que l'on recherche un mari.
ORIGINE
A l'origine de cette tradition, il y a la vie de Sainte Catherine qui fut martyrisée le 25 novembre de l'an 307 pour avoir refusé de se marier. De son vrai nom Dorothée, elle était surnommée Aïcatharina qui signifie « toujours pure »
("de son corps jaillit un flot de lait")
Seule du paradis à avoir 3 auréoles : blanche des vierges, verte des docteurs et rouge des martyrs.
Elle a été suppliciée
sur la roue puis décapitée pour avoir prêché le christianisme, Sainte Catherine deviendra au cours des siècles la patronne des jeunes filles car, de son
vivant, elle a refusé toute proposition de mariage, y compris celle de l'empereur romain Maxence.
Culte répandu après les croisades. Patronne des filles à marier, mais aussi des théologiens, philosophes, orateurs, notaires, étudiants, charrons, meuniers, tourneurs, cordiers, potiers, fileuses, rémouleurs, barbiers, plombiers, étainiers, drapiers, tailleurs, etc.
Catherine fut vénérée dès le Moyen-âge et surtout des jeunes filles célibataires de 25ans
qui venaient entretenir sa statut chaque année le 25 Novembre en changeant sa coiffe
(d’où la tradition du chapeau).
Cette tradition est un peu dépassée aujourd’hui compte tenu de
notre mode de vie actuel et du mariage.
Dictons :
"S'il neige avant Sainte-Catherine, l'hiver s'est brisé l'échine."
"Sainte-Catherine en manteau blanc, apporte du froid pour longtemps."
"A la Sainte-Catherine, tout bois prend racine."
Expression :
"Coiffer Sainte-Catherine" :avoir eu 25 ans dans l'année et être célibataire au 25 Novembre.
A Paris, les catherinettes des maisons de couture parisiennes sont reçues le 21 Novembre à
l'Hôtel de Ville.
Jusqu'en 1969, année où la fête disparaîtra du calendrier romain, la mémoire de
Sainte Catherine était honorée tous les 25 novembre.
Sainte-Catherine a été très fêtée au Québec, même si elle annonçait l'hiver et la fermeture de la navigation sur le fleuve Saint-Laurent. Ce jour-là, tout s'arrêtait. Les gens ne travaillaient pas et ils étaient obligés d'aller à la messe, tandis que le soir on
organisait une grande veillée où on chantait et dansait. La coutume voulait aussi qu'on pointe du doigt toutes les célibataires de 25 ans et plus, et qu'on les coiffe d'un
chapeau. La Fête de Sainte-Catherine cherchait surtout à se gausser du célibat et à provoquer le mariage.
http://www.leplumier.com/liste_fete_annee.php
LES 4 DIMANCHES DE L'AVENT
Période propice à la prière en famille
Ceux qui ont préparé l'avènement du Christ
Dans la liturgie de l'Avent, de
grands personnages tiennent une place de premier rang et inspirent notre
prière en soutenant notre foi :
Les 2 "Isaïe", grands prophètes, qui
ont donné leur nom au plus beau de tous les livres prophétiques, celui
qui cristallise le mieux tous les désirs de l'humanité en quête de
Sauveur, celui qui, longtemps avant la venue historique de Jésus,
annonce déjà le Messie-Roi et l'Église.
Jean-Baptiste, le dernier prophète,
le précurseur de Jésus (celui qui marche devant), qui continue à crier
pour nous : "Préparez les chemins du Seigneur ! Convertissez-vous, car
le Royaume de Dieu approche
La Vierge Marie, servante du
Seigneur, choisie pour être sa mère sur la terre, qui s'est livrée
totalement à la volonté de Dieu pour que puisse germer sur la terre le
Sauveur attendu depuis des siècles
La liturgie du
temps de l’Avent
Pendant les quatre Dimanches de
l'Avent, selon la tradition constante de la liturgie, plusieurs thèmes
s'entrecroisent, qui nous préparent tous à vivre l'attente de la venue
de Dieu parmi nous
- la préparation du monde à l'avènement du Messie, celui
qui est né à Bethléem,
- l'attente confiante de
son dernier avènement, à la fin des temps,
- la vigilance et la joie
qui doivent marquer cette attente
(le troisième
Dimanche fait r essortir
davantage cette note de joie),
- l'exemple de la Vierge
Marie, par qui Dieu nous a donné Jésus.
Ce sont surtout les lectures de
l'Évangile qui mettent en relief la note propre à chaque Dimanche
-
Le premier dimanche nous rappelle
ce que sera l'avènement du Seigneur à la fin des temps.
-
Le deuxième et le troisième
dimanches nous présentent la figure et le message de Jean Baptiste.
-
Le quatrième nous fait lire le
récit des événements qui ont immédiatement précédé la naissance de
Jésus et manifestent le rôle unique de Marie, sa Mère
Les lectures de l'Ancien
Testament sont choisies parmi les prophéties qui concernent le Messie et
les temps messianiques. Elles sont extraites du livre d'Isaïe. Les
textes des épîtres apostoliques sont des conseils et des exhortations en
rapport avec les thèmes de l'Avent.
Saint Nicolas
Évêque chrétien, de
MYR en Asie Mineure ( Lycie ) au 4ème siècle ap. J-C.. Il
calme les tempêtes, sauve des jeunes filles de la prostitution, en les dotant, etc. Ses restes ont été ramenés à Bari où il est très vénéré.
Jusqu’au 18ème siècle, il était honoré à Noël, vu le décalage entre les calendrier julien et grégorien.
Devenu symbole de générosité,
c’est lui qui apporte des cadeaux aux enfants le 6 décembre.
Nicolas aurait, selon la chanson médiévale, sauvé plusieurs enfants d'un vilain boucher. De ce fait, il était fêté par les enfants et les jeunes gens. Les plus jeunes déposaient leurs sabots dans la cheminée et les retrouvaient le lendemain garnis de friandises. Les plus âgés faisaient les pitres dans les rues en chantant. Ils étaient les rois de la ville.
article extrait du Journal "Regard en marche" paru en novembre 2004
A Boulogne sur mer il est à la fois Patron des Enfants et des Marins pêcheurs
et depuis peu il est proposé en tant que Saint Patron de l'Internet
Saint Nicolas, Patron de
l'Internet et des internautes ?
Saint Nicolas, saint patron des navigateurs, des marins, est proposé
comme patron de l'Internet et des internautes (les navigateurs de la
Toile) notamment depuis le 6 décembre 1995, date de l'ouverture du site
internet de la Paroisse St Nicolas de la Queue en Brie, devenu désormais
l'excellent
site PORT SAINT NICOLAS . Mais,
il est "en concurrence" avec Saint François de Sales, saint patron des
journalistes, et Saint Isidore de Séville, docteur de l'Eglise et auteur
de nombreux ouvrages dont le plus connu est "Les Etymologies".
Affaire à
suivre...
Chanson et légende de t Nicolas
refrain
Ils étaient trois petits enfants
Qui s’en allaient glaner aux champs
couplets
Tant sont allés, tant sont venus
Que le soir ils se sont perdus
S’en sont allés chez le boucher.
Boucher, voudrais tu nous loger ?
Ils n’étaient pas sitôt entrés,
Que le boucher les a tués.
Les a coupés en p’tits morceaux.
Mis au saloir comme pourceaux.
St Nicolas au bout de sept ans,
Vint à passer dedans ce champs.
Alla frapper chez le boucher ;
Boucher, voudrais tu me loger ?
Il n’était pas sitôt entré
Qu’il a demandé à souper :
« du p’tit salé je veux avoir
Qu’il y a sept ans qu’est au saloir ! »
Quand le boucher entendit c’la,
Hors de la porte il s’en alla !
Saint Nicolas alla s’asseoir
Dessus le bord de ce saloir.
« petits enfants qui dormez là
Je suis le grand St Nicolas »
Et le saint étendit trois doigts,
Les petits se lèv’nt tous les trois.
Le premier dit « j’ai bien dormi ! »
Le second dit : « Et moi aussi »
Et le troisième répondit :
« Je me croyais au paradis »
La saint Nicolas
Fêtes des lumières avant Noël
et la fête de Noël -
leurs origines et leurs
symboliques
.
Un peu de culture générale
...
La Saint-Martin est l'une de ces anciennes fêtes de lumière qui annoncent Noël.
Dans certaines régions, elle n'est pas connue et c'est bien dommage.
Mais dans le nord de la France ,du côté de Dunkerque, la tradition perdure. Les enfants défilent dans les rues en brandissant des lanternes creusées dans des betteraves (ou d'autres légumes) et ils chantent d'amusantes chansons...
(rappel aux guénels de Boulogne sur mer)
Saint Martin est fêté le 10 Novembre
A L'origine St Martin de passage du côté de cette ville s'arrêta dans
les dunes pour dormir. Pendant la nuit son âne se détacha et se perdit.
Il fit appel à la population pour le retrouver... et c'est en suivant les
petites crottes de l'âne que les gens retrouvèrent l'animal... jolie
histoire n'est ce pas ? Depuis ce jour là à Dunkerque les pâtissiers
fabriquent des petites brioches avec une petite oreille (comme
une crotte d'âne).
C'est tout un folklore qui s'est développé autour des feux de la St
Martin, surtout en Rhénanie, et à BONN par exemple, où les enfants passaient de maison en maison pour récolter quelque friandise en récompense d'une chansonnette.
SAINT-MARTIN ,patron des ÂNES naquit en PANNONIE aux confins des années316 et de l'an 317, dans cette ancienne contrée d'Europe centrale, située entre le Danube et l'Illyrie, comprise entre les Alpes Orientales et les Carpates, et qui avait été soumise aux ROMAINS de 35 avant J.C à 95
après J.-C.
Le célèbre apôtre des Gaules était le fils d'un officier de la CAVALERIE ROMAINE, mais personne ne peut dire avec exactitude aujourd'hui de quelle race il était
exactement. Lorsque son père termina sa carrière militaire, il reçut quelques lopins de terre dans la région de PAVIE, en Italie et c'est là que Martin fut élevé.
A l'âge de 10 ans, Martin se présenta de sa propre initiative pour recevoir l'enseignement de
l'ÉGLISE chrétienne qui se trouvait alors dans les premières années qui suivaient les
persécutions. Mais les parents de Martin étaient restés païens et, alors que le jeune homme ne rêvait que de vie monastique, son père l'inscrivit de force sur le rôle des
cavaliers de l'armée.
C'est au cours du passage de sa cohorte romaine dans les environs d'AMIENS où il fut sans doute baptisé en 339 que se situe la plus populaire anecdote de la vie de St Martin. A l'âge de 18 ans alors qu'il faisait route à
cheval, il rencontra un mendiant, pauvrement vêtu dans le froid hivernal, et, dégainant son
épée, il tailla en deux sa cape pour en donner la moitié au pauvre.
Ce geste de couper une cape en deux parties pour n'en donner que la moitié peut évidemment curieux pour un chrétien, mais il faut savoir que tout militaire romain devait payer la moitié de
uniforme. L'autre moitié restant propriété de la cavalerie, Il est bien évident que saint Martin ne pouvait s'en défaire
au risque d'être accusé de détourer les deniers publics. Il est bien évident que ce
geste répondant aux principes qu'il avait appris dans l'évangile était aussi en quelque sorte une manière de tourner en dérision les principes militaires auxquels il était astreint contre son gré
A quarante ans, après s'être affranchi avec difficulté de ses obligations
militaires Saint Martin se rendit à POITIERS où il rencontra
probablement ,pour la première fois SAINT HILAIRE évêque du lieu .Saint HILAIRE lui proposa de l'incorporer dans son clergé en l'ordonnant sous-diacre, mais Martin par humilité, n'accepta que le plus bas des ordres mineurs, celui
d'exorcise.
Après avoir reçu en songe l'ordre du ciel d'aller convertir sa patrie d'origine où ses parents étaient retournés
Saint Martin retourna en PANNONIE où il convertit sa mère. Son père prétendant rester païen.
De retour à POITIERS il fonda le premier monastère des Gaules à LIGURE, lieu situé à quelques
kilomètres au sud de POIRIERS, sur le Clain. Il se consacra dés lors à la vie monastique sur les terres que lui avait sans doute cédé l'évêque
HILAIRE. Ordonné prête, il fut alors pratiquement kidnappé par les chrétiens de TOURS qui voulaient en faire leur évêque
sans tenir comte des difficultés canoniques que posaient le choix d'un militaire converti. C'est ainsi qu'il fut sacré évêque le 4 Juillet 371.
Essayant de fuir les apparats de sa nouvelle charge il fonda le monastère de
MARMOUTIER, à quelques kilomètres de TOURS, où il se retira dans une cabane
exiguë, entouré de ses quatre-vingt frères.
Malgré son attrait pour la vie monastique Saint Martin fut un grand voyageur: il parcourut les
campagnes, lutta contre les superstitions et établit de nouvelles paroisses
rurales. Il se rendit ainsi plusieurs fois à TRÈVES pour y rencontrer l'empereur et y séjourna quelques temps.
En 385 ou 386,il passa par le Luxembourg et étant donné les nombres important d'églises qui lui sont dédiées en Wallonie(on en a dénombré 235) et le rayonnement qu'il a chez nous, on peut supposer qu'il est passé dans nos régions.
Lorsqu'il mourut en 397, la dépouille de Saint Martin fut ramenée à TOURS où on éleva une modeste basilique remplacée bientôt par une église romane puis une église
gothique. La crypte où reposaient ses reliques reçut la visite de ClOVIS, CHARLEMAGNE, PHILIPPE-AUGUSTE, SAINT LOUIS, HENRI
IV, LOUIS XIV,, etc...
L'abbé GUILBERT de GEMBLOUX s'y rendit en 1180,1181,1186,et 1187 et y inscrivit, sur une paroi, ces deux vers:
MARTYRE PAR APOSTOLIS...
VITA,FIDE,MIRACULIS
Les réveillons du Nord accueillent d'étranges invités :
les guénels.
Le «
Guénel » est la betterave creusée à la forme d'une tête
monstrueuses (des trous pour les yeux, nez et bouche). A l’intérieur de laquelle on place une bougie ! De nuit, tous ces guénels illuminés donnent un air inquiétant et mystérieux à la procession ! Presque à faire peur !!!
Les margats boulonnais, tout en chantant la chanson " O Guénél...", la promène la veille de Noël dans les rues de la
ville. de maisons en maisons
en sollicitant auprès des voisins menue monnaie et friandises.
On ne connaît pas les origines exactes des Guénels
! On en parle fin du XIXe S. et début du XXe S.
On peut supposer ou imaginer que cela remonte à bien plus longtemps encore… Au Moyen Age… ou encore plus loin dans le temps, à l'époque des celtes.
Les guénels sont-ils un dérivé de la Samhain ?
Samhain était le nouvel an celte ! A cette occasion l'on prononce les vœux : "Au gui l'an neuf" Le gui est la plante sacré des celtes. Elle est coupé en priorité pour le nouvel an ! Suite "Au gui l'an neuf" il y a eu des modifications et/ou des contractions phonétiques qui ont donné entre autre : guilanleu, guilanneuf, guénel
Les guénels et la samhain !? Peut-on s'imaginer qu'au fil du temps la samhain se serait déplacé et célébré plus prés de notre nouvel an ? Et toujours avec le temps qui passe que le nom samhain se soit volatilisé pour être remplacé par guénels ?
Difficile à dire car pour certains le mot "guénel" veut dire "Au gui l'an neuf" (proche du nouvel an), pour d'autres, "Gai Noël" (phonétiquement proche) et d'autres encore "Gainée" (part du pêcheur lors de son retour de la mer).
Toujours est-il que les guénels
reste une fête typiquement boulonnaise
Une
tradition et une fête à Boulogne sur mer
D'où vient ce mot de guénel
( nom masculin), plusieurs origines sont possibles. Cela pourrait vouloir dire " Au gui l'an neuf" ou "Au gai Noël"
ou même encore provenir de la "guénée", part du poisson pêché qui revient au pêcheur de retour de la marée.
Les margats (enfant en patois boulonnais) sculptent des betteraves pour le concours des guénels organisés par l'école ou la mairie !
Des récompenses sont prévues !
Après le concours et à la nuit tombée , la veille de noël, vient la procession, la retraite aux flambeaux ! Chaque margat accompagné de sa betterave creusée et illuminée par une bougie envahie la rue d'un circuit pré-établi par les organisateurs. Dans le cortège de cette retraite aux flambeaux on trouve aussi des chars décorés pour l'occasion ainsi que les deux géants boulonnais : Batisse et
Zabelle.
Bien sûr, pendant cette procession, les margats espèrent recevoir des friandises et argent de la part des spectateurs ou des commerçants sur les bas-côtés de la route!
Sans oublier de chanter l'hymne des guénels
Le 1er couplet date du début du XXe S. Grand père Barbot!
Barbot était une figure locale du début du siècle dernier et qui tenait un café dans le centre ville de Boulogne ! Il avait un gros ventre.. comme un tonneau.
LA CHANSON
O GUENEL
O Guénel Guénel
Toupé Toupé Toupe
Lavez vos écuelles
Et léquez vos plats
Si vos filles sont belles
On les mariera
Si all' sont pont belles
On les laiss'ra là
et Tralala !
El' Bon Diu pass'ra par là
I' dira quoiqu' té fais là ?
J' cueille des violettes
Pour les p'tites fillettes
J' jue du violon
Pour les p'tits garçons ...
Il sera difficile de trouver la véritable origine des guénels mais le principal est que l'on ne perd pas cette tradition dans le boulonnais ! Dans
les villages la tradition s'est déjà un peu oubliée faute d'organisateurs ! Mais dans d'autres villes,
que Boulogne même: Le Portel, Outreau, Etaples la tradition reste fortement ancrée.
Noël .
Historique :
Romains, Babyloniens, Scandinaves et Celtes célébraient déjà le solstice d'hiver le 25/12( la renaissance du soleil ! - le nouveau soleil des Druides ).
C'est la fête de l'éveil, du réveil, du réveillon…." Noël " provient du latin " dies natalis " " au jour d'anniversaire de la naissance d'une figure divine
_ en langage populaire " Naël " _ " Noël " .
Or, le 25/12 , l'on fêtait également la naissance de Mithra , dieu iranien et hindou , connu dès 1300 av. J-C, et dont la religion comportait une initiation à 7degrés . Le mithraïsme fut le grand rival du christianisme.
Les légionnaires romains, surtout ceux originaires de Perse, vénéraient Mithra, le dieu Soleil, qui renaissait chaque année, à minuit, au solstice d'hiver, dans une grotte ! Donc, il convenait que Jésus, lui aussi, naquît dans une grotte…réinterprétée ensuite en crèche !
Les coptes d'Égypte célèbrent la Noël le 6/1 , réactualisant ainsi la renaissance d' " Amon-Rê " , le Soleil. Il s'agit d'une fête complexe et populaire qu'aux temps des Ptolémées on appelait " Épiphanie " , ou " manifestation " divine.
A Constantinople, les chrétiens réservaient Noël à la nativité de Jésus, et l'Épiphanie pour sa manifestation au monde.
Les chrétiens ne commencèrent à célébrer Noël qu'à partir de 330, selon deux traditions : l'Église de Rome fixa la fête au 25 décembre - la naissance de Jésus se produit en l'an 754 du calendrier romain, décrété l'an 1 de notre ère par Justinien - mais les Églises d'Orient s'en tinrent au 6 janvier, dans la continuité des chrétiens coptes, héritiers de la tradition pharaonique….
Comme à Pâques, on jeûnait aussi avant la Noël , durant l'Avent, cette période de préparation à la venue d'un sauveur. Après la fête, l'abstinence faisait place à des réjouissances festoyantes.
Grotte ou crèche ? :
Selon Matthieu, deux jours après la naissance du Christ, Marie quitta la grotte et déposa l'enfant dans la crèche d'une étable.
Justin, philosophe, martyr et apologiste ( 100 - 165 ap. J-C ) parle d'une grotte où se trouvait une mangeoire et non d'une étable. Ceci rappelle la grotte du culte mithriaque où l'on pleurait l'amant de Vénus, Adonis, le dieu phénicien de la Végétation, honoré dans le monde gréco-romain.
Dans les ténèbres d'une grotte, la Lumière, le Christ , luit d'autant mieux !
A noter, d'une part, que Krishna, le dieu hindou, la huitième incarnation de Vishnu - le principe de la conservation du monde - est également né dans une étable… et d'autre part qu'Agni , divinité védique ( < Veda º livres sacrés de l'hindouisme se rapportant au feu - 1800 av. J-C ) est né, entre une vache et un âne , de la vierge Maya et d'un charpentier Twâstri !
Et Agni, le dieu védique du feu, est représenté par un agneau .
C'est sous le même aspect qu'est désigné le Christ dans l'Apocalypse, et il le gardera jusqu'au concile de Constantinople ,en 692.
La première crèche fut réalisée à Prague en 1562, par les Jésuites : "….il faut voir le lieu, voir Notre-Dame, disait Ignace de Loyola …".
N.B. : " Santon " provient du provençal " santoun " signifiant " petit saint ".
L'étoile
:
Déjà, elle avait précédé la naissance de Bouddha, " l'Illuminé " !
De même, la nativité d'Agni avait été aussi annoncée par une étoile, appelée" Savanagratta " …
Elle fut canonisée sous le nom de sainte Estelle. Il s'agit là d'une récupération, par l'Église, de croyances astrologiques.
La ville de Compostelle tient son nom de " campus stellae " soit littéralement le " champ de l'étoile " . Selon la tradition, le corps de l'apôtre saint Jacques le Majeur, martyrisé à Jérusalem peu après la mort de Jésus, aurait été amené en Espagne et inhumé près de Padrón , en Galice. Ses restes auraient été miraculeusement découverts au début du IXème siècle, grâce à une étoile apparue au-dessus du campus stellae, d'où le nom de la ville…Saint-Jacques-de-Compostelle.
Les mages
:
C'étaient des prêtres astrologues de la grande religion iranienne - le mazdéisme - réformée par Zarathoustra - le zoroastrisme .
La bûche
:
Symbolise la " Lumière " retrouvée…
Elle rappelle les feux druidiques des solstices d'été et d'hiver. L'Église les a récupérés, ce dont témoignent les feux de la saint Jean en été et…la bûche en hiver. Elle est devenue pour beaucoup une pâtisserie de circonstance…
La messe de minuit
:
Auparavant, elle avait aussi lieu à Pâques et, actuellement, encore à certains endroits. A minuit, car à cet instant naît le nouveau jour… !
Saint Nicolas et le père Noël .
Saint Nicolas :
Évêque chrétien, de Myre en Asie Mineure ( Lycie ) au 4ème siècle ap. J-C. Il calme les tempêtes, sauve des jeunes filles de la prostitution, en les dotant, etc.
Ses restes ont été ramenés à Bari où il est très vénéré. Jusqu'au 18ème siècle, il était honoré à Noël, vu le décalage entre les calendriers julien et grégorien.
Devenu symbole de générosité, c'est lui qui apporte des cadeaux aux enfants le 6 décembre.
Le père Noël
:
Au 16ème siècle, les Hollandais de la Nouvelle-Amsterdam transforment le saint Nicolas en Santa Claus, l'ancêtre du père Noël actuel, en lui ôtant sa mitre et sa crosse, et l'accoutrent d'un bonnet de fourrure et d'un long manteau rouge. Progressivement, le personnage légèrement austère de l'évêque a gagné en débonnaire, et dès 1860, il a fini par échapper complètement aux protestants qui avaient importé leur saint distributeur de cadeaux.
En fait, il est issu de légendes scandinaves : en l'honneur d'Odin, le Yul ou " soleil renaissant " , l'on organisait de grandes fêtes, accompagnées de beuveries, etc… lors du solstice. Or, le père Noël ressemble fortement à ce dieu du Nord, ce dernier, qui, plus tard, s'est ainsi inséré dans le christianisme où il suscite encore des désapprobations : en France, en 1951, l'autodafé de son effigie, pendue aux grilles de la cathédrale de Dijon, en présence de plusieurs centaines d'enfants des patronages, peut paraître , à notre époque, des plus grand-guignolesques ! Le spectacle avait été décidé avec l'accord du clergé qui avait condamné le père Noël comme usurpateur et hérétique ! Il paganisait la fête de Noël !
Cependant, il satisfait les protestants, les laïcs, les Juifs et les orthodoxes, car il fond, selon un modèle différent, dans une image redéfinie, un syncrétisme des traditions et des coutumes qui coexistaient dans le Nouveau Monde, conquis par des Européens aux cultures très diverses. Par un étonnant retournement, l'Église, si adroite à ses débuts à christianiser les rites païens se trouvait piégée par un vieillard bon enfant… !
Saint Nicolas et le père Noël subissent une rude concurrence :
Différents dispensateurs de cadeaux versus différentes traditions : En Suisse romande, Autriche, Europe centrale catholique - l'enfant Jésus. Espagne - les Rois mages. Haute-Savoie, dans le canton de Genève - le père Chalande. Scandinavie - les gnomes. Au centre de la France - le père Janvier.
Et même des dispensatrices : En Franche-Comté - tante Arie. Russie 6 Babouchka. Italie 6 Befana. Allemagne - Frau Holle.
Le sapin :
Déjà, dans le culte de Cybèle, la déesse phrygienne de la Fertilité dont le culte se répandit dans le monde gréco-romain au IIIème siècle av. J-C, le sapin était symbole de rédemption .
En fait, ce conifère rappelle étrangement le pommier, en l'occurrence " l'arbre du paradis " : au 11ème siècle, à l'époque de l'Avent, les troubadours utilisaient souvent un pommier garni de ses fruits rouges, pour symboliser l'essence édénique ; ensuite, de proche en proche, le 24 décembre, les fidèles commencèrent à installer des branches de pommier dans leurs maisons ; plus tardivement enfin, l'arbre fruitier fit place progressivement au sapin auquel on suspendait des pommes…qu'évoquent les boules de nos arbres de Noël actuels… !
Il est apparu dans le culte, en Alsace, le 25 décembre, dès le 15ème siècle. Toujours dans cette région, l'on y pend des " bredele " , des petits gâteaux étoilés.
En Scandinavie, des offrandes étaient déposées au pied d'un arbre au solstice d'hiver. Cet arbre, appelé " Yggdrasil " , symbolise le cosmos, source de vie.
Comme le cheval d'Odin paît chaque jour son feuillage, on donna à ce dieu le nom de Yul ( cf. supra ). De là, vient la coutume de planter l'" arbre " , le sapin, devant les maisons… !
Le sapin, toujours vert, symbole d'espérance et d'éternité ! Rome a donné son soleil à Noël, l'Égypte ses bergers, la Perse ses mages et sa grotte, l'Inde son agneau mystique… et plus tard, les Saxons leur père Noël et le sapin… !
LA
FÊTE
DE L' ÉPIPHANIE
:
(samedi 6 janvier 2007)
Voilà
des siècles
que l'histoire de la rencontre des Mages au pied du berceau de Jésus
voyage à
travers le monde, remuant d'un attendrissement ravi l'âme
des foules; évoquant
à
leur profit l'enseignement de foi, de persévérance
et d'amour, qu'avec une sublime naïveté
elle symbolise.
C'est
ainsi que, de fête
purement chrétienne
qu'elle était
à
l'origine, l'Épiphanie,
en se répétant
à
travers les années,
a vu s'élargir
et s'étendre
peu à
peu son prestige, jusqu'à
donner prétexte
à
mille usages curieux ou touchants.
Cet usage consistait à
présenter
au curé
de la paroisse, le matin de la fête,
un agnelet bien blanc, ou bien une grosse poule, une douzaine d'œufs
soigneusement choisis parmi les plus beaux, un pain de beurre blond, dont
le produit réalisé
par le bon recteur à
la porte de l'église
devait servir à
procurer nourriture et douce chaleur aux nouveau-nés
pauvres du pays.
Définition
de l'épiphanie.
Épiphanie
(Du grec epiphaneia, "manifestation"), fête
célébrée
le 6 janvier par les églises
anglicane, orientale et catholique.
Le sens de "manifestation"
est à interpréter en tant que la Vie de Jésus enfant et la vie
publique.
A l'origine, elle célébrait
l'anniversaire du Christ.
Dans les églises
occidentales, l'Épiphanie
commémore
la révélation
faites aux Gentils de la messianité
de Jésus
Christ comme l'annonçait
la venue des trois Mages (voir évangile
selon saint Matthieu, II, 1-12) apportant de l'or, le présent
des rois, de l'encens, utilisé
pour le culte et de la myrrhe, pour préparer
le corps à
l'embaumement.
Dans les églises
orientales et occidentales, la fête
célèbre
en outre les noces de Cana (voir évangile
selon Jean, II, 1-11), au cours desquelles le Christ accomplit son premier
miracle. L' Épiphanie,
observée
depuis 194 après
Jésus-Christ,
est plus ancienne que Noël
et a toujours été
une fête
de la plus haute importance.
Tradition
ancienne dans le monde catholique.
Pendant
la messe, au moment de l'offertoire, les paysans, en souvenir des cadeaux
offerts par les Rois Mages au divin nouveau-né,
déposaient
devant la crèche
paroissiale une quantité
de petits pains pétris
par eux, et grâce
auxquels il n'y aurait, dans le pays, pas un pauvre souffrant de la faim
en ce beau jour.
Dans une petite partie de la Basse Bretagne, les paysannes avaient
coutume, il y a relativement peu de temps encore, d'enrubanner, le jour
des Rois, leur quenouille de bleu, en l'honneur de la Vierge. Certaines, même,
l'emportaient à
l'église
et la déposaient
au pied de la crèche,
espérant
ainsi attirer les bénédictions
de Dieu, l'année
durant, sur les brebis, sur les biens de la terre et dur leur foyer.
Lorsque la famille devait s'augmenter dans l'année
d'un membre nouveau, la future mère
ne manquait pas de piquer, à
côté
des rubans qui ornaient la quenouille, une épingle
avec laquelle on fixerait, à
la naissance du nouveau-né,
le premier lange dont on l'envelopperait.
Mais
qui étaient
les mages?
Le
nombre de trois mages vient traditionnellement des trois cadeaux évoqués
par saint Matthieu : l'or, l'encens et la myrrhe.
L'or est le présent
que l'on donne à
un roi : les Mages reconnaissent en Jésus
le Roi de l'univers.
L'encens est symbole de l'adoration qui monte vers Dieu : les Mages se
prosternent devant l'Enfant de la crèche
parce que l'Esprit Saint leur donne de croire que ce petit bébé
est vraiment Dieu.
La myrrhe est un baume utilisé
pour ensevelir les morts : elle annonce le tombeau du Vendredi saint et
atteste que Jésus
«
a pris notre condition d'homme en toutes choses, excepté
le péché
Ce
n'est que vers le VIe siècle
qu'apparaissent Gaspard, roi d'Arabie, Melchior, roi de Perse et
Balthazar, roi des Indes.
La
fève
de la galette.
La
description de la galette des rois traditionnelle veut qu'elle contienne
une fève
ou un petit poisson, qu'elle soit faite de pâte
feuilletée
et que sa croûte
soit striée
à
la manière
d'un filet de pêche.
La pâte
rappelle bien évidemment
la mer, la croûte
représente
le filet, et la fève
représente
ce qui fera de celui qui la trouve le roi d'un jour. Notons que la
description de la galette correspond exactement à
celle du travail de l'Alchimiste au moment où
il va recueillir les fruits de son œuvre.
"Avoir de la galette" signifie d'ailleurs "être
riche", posséder
de l'or.
La fève
appartient au culte des morts. Elle est le cadeau des morts aux vivants
sous la forme d'un embryon, promesse d'une nouvelle vie. Ceci explique
l'interdiction faite aux pythagoriciens de consommer des fèves,
puisque manger des fèves
reviendrait à
se nourrir des ancêtres,
à
détruire
sa lignée,
donc à
se couper du flux cyclique de la vie. La fève
est l'offrande par excellence des fêtes
de mariage et des labours.Les dictons du jour.
• Pour le Rois, Le jour croît; Fou qui ne
s'en aperçoit.
• II faut boire du vin rouge le jour des Rois Pour se faire du bon sang
pour toute l'année.
• Un temps clair pour le jour des Rois Nous
annonce un regain de froid.
Galettes
des rois.
L'origine
du gâteau des rois.
Les Bisontins affirment connaître
l'origine du gâteau des rois où l'on dissimule une fève. A partir du
Xle siècle, les chanoines du chapitre de Besançon auraient pris
l'habitude de tirer au sort leur futur " responsable " en
cachant dans un pain une petite pièce d'argent. Adoptée progressivement
par d'autres chapitres, cette coutume aurait fini par se généraliser,
avec quelques modifications cependant : le pain devint galette ou brioche
et la pièce d'argent, pièce d'or chez les riches, fève dans les
familles pauvres.
Cette tradition semble pourtant s'enraciner plus profondément.
Dans l'empire romain, vers la même
période de l'année et pendant sept jours consécutifs, avaient lieu de
grandes fêtes en l'honneur de Saturne, ce dieu de l'âge d'or qui apporte
paix, abondance et prospérité. Au cours des saturnales, le tirage au
sort accordait à un roi bouffon l'autorité suprême des maîtres et
esclaves qui se retrouvaient ainsi sur pied d'égalité. Dernier témoignage
de ces coutumes, la fève rituelle, bien cachée sous un appétissant gâteau
: brioche en couronne couverte de fruits dans la France méridionale,
galette feuilletée fourrée de frangipane partout ailleurs.
Une fève est cachée dans le gâteau. Celui-ci est découpé en un nombre
de parts correspondant au nombre de convives. Le plus jeune de l'assemblée,
les yeux cachés, appelle les invités au fur et à mesure que l'on désigne
les parts. Le convive qui découvre la fève est proclamé roi et à son
tour il désigne sa reine ou son roi suivant le tirage initial
CARNAVAL
Signification
Selon le calendrier religieux, la période appelée "Carnaval" débute
le 6 janvier, jour de l'Épiphanie (date marquant la fin des fêtes de
Noël pour s'achever le Mercredi des Cendres.
Le mot "carnaval" vient du mot italien (genois) "carneleva" signifiant
"enlève chair" et a conservé son étymologie latine "carnis levare",
c’est-à-dire "enlever, ôter la viande, la chair" : la période suivant le
Mardi Gras est en effet une période de jeûne, le Carême (du latin "quadragesima
(dies)": le quarantième jour), pendant laquelle il ne faut consommer ni
graisse ni viande.
ORIGINES ET TRADITIONS DU
CARNAVAL
Historique.
Le Carnaval existe depuis plus de 2000 ans et a évolué au fil du
temps.
Déjà sous l'Antiquité on inversait les rangs sociaux.
les maîtres devenaient esclaves et les esclaves devenaient maîtres,
pendant 5 jours.
Au Moyen-âge on dansait dans l'église,
on chantait la messe à l'envers, les riches se déguisaient en pauvres et
les pauvres se déguisaient en riches, les adultes se déguisaient en
enfants et les enfants se déguisaient en adultes.
A la Renaissance les Catholiques jeûnaient durant le Carême
Sous la Révolution française le Carnaval fut interdit;
en 1796 on le remplaça par une fête révolutionnaire.
A la Belle Époque on descendait dans les rues pour admirer les chars
décorés et les gens déguisés.
Les manifestations sont spécifiques à chaque civilisation, mais on
conserve cette notion de bouleversement des rôles et des statuts
sociaux.
Le Mardi Gras
le 24 mars 2009
Avant que cette longue
période de privations ne commence, la veille du Mercredi des Cendres, le
mardi, on tuait le "Boeuf gras", dernière viande permise avant le jeûne
prolongé du Carême. En France et au Québec on l'appelle le Mardi Gras,
dans les pays anglophones "Fat Tuesday", "Shrove Tuesday" ou encore
"Mardi Gras day".
Comme on ne consomme pas non plus de gras pendant le Carême, la veille
également, le Mardi Gras, les gens utilisaient ce qui leur restait de
graisse et en profitaient pour confectionner des bugnes, beignets et
autres fritures.
Comme il est aussi de coutume d'arrêter de manger des œufs durant le
Carême, on a pris l'habitude de faire des crêpes en cette veille de
période de jeûne. C'est pourquoi le Mardi Gras est aussi appelé "Pancake
Tuesday". On fait également des crêpes à la mi-carême, temps de pause.
Les habitants de Olney, en Angleterre, ont une façon plutôt originale de
célébrer cette journée. Depuis plus de 500 ans à chaque Mardi Gras, ils
organisent une... course de crêpes ! Tout le monde se rend au
centre-ville pour fêter l'évènement. Les participants tiennent chacun
une grosse poêle à frire remplie de crêpes encore chaudes et doivent se
rendre en courant à l'église, tout en faisant sauter leurs crêpes dans
la poêle au moins trois fois avant d'atteindre l'église !
Aujourd'hui c'est surtout le Mardi Gras que l'on fête dans le monde le
Carnaval. Il n'a pas lieu tous les ans à la même date, car il est fixé
par rapport à la date de Pâques, qui varie en fonction du cycle de la
Lune. Ce dernier mardi avant le début du Carême est un jour de fête très
célèbre dans certains pays : les Carnavals les plus renommés ont lieu à
Venise en Italie, à Rio au Brésil, à Binche en Belgique, à la
Nouvelle-Orléans en Louisiane (USA), à Nice en France...
Carnaval et Carême
Carnaval s'oppose au Carême : viande contre poisson, gras contre maigre,
excès contre privations. Par opposition au Carême, le Carnaval est une
période de réjouissance où l'ordre social est inversé : c'est le monde à
l'envers, un monde d'extravagance, de folie.
Au XIe siècle, un mannequin incarnait le Carnaval, accompagné par les
habitants en chantant, puis il était brûlé. A la tombée de la nuit, on
jetait les masques dans les flammes du bûcher du Roi Carnaval, et on
faisait une ronde en chantant : " Adieu pauvre Carnaval. Tu t'en vas
et moi je reste pour manger la soupe à l'ail " !
On retrouve dans les manifestations d'aujourd'hui le changement de rôle
et la destruction du mannequin représentant Carnaval par le feu.
Chaque année, Sa Majesté Carnaval, mannequin grotesque et extravagant
personnifiant le Carnaval, revient entouré de sa troupe, et meurt comme
l'an passé, brûlé...
Au fil des siècles, d'autres traditions se sont ajoutées à la fête,
faisant de Carnaval une manifestation de plus en plus diversifiée et
riche culturellement.
LA CHANDELEUR
Lundi 2 février 2009
Présentation de Jésus au Temple
Au niveau étymologique,
la chandeleur, qui s'appelait avant la "chandeleuse", vient du mot
chandelle.
Mais comme beaucoup de fêtes du patrimoine culturel judéo-chrétien,
la chandeleur trouve son origine dans un mixage des traditions païennes
et des religions juive et chrétienne.
Les origines païennes :
L'une des origines de la Chandeleur remonte aux Parentalia romaines qui
était une fête annuelle en l'honneur des morts, au cours de laquelle ils
veillaient à l'aide de cierges et de torches, en honorant Pluton et les
dieux.
On relie aussi la Chandeleur au dieu Pan.
Durant une nuit les romains adorateurs du dieu Pan parcouraient les
rues de Rome en portant des flambeaux.
La chandeleur est aussi la survivance d'une croyance et d'une
symbolique d'origine celte.
La crêpe symbolise la roue solaire et le don aux divinités sans lequel
le blé serait carié.
Les origines Juives et
Chrétiennes
La Chandeleur - fête chrétienne - trouve son origine dans la fête des
relevailles.
40 jours après la naissance de son enfant, les hébreux fêtaient les
relevailles de la femme par une cérémonie de purification.
Dans la religion catholique la Chandeleur est le jour de la présentation
de Jésus au temple,
40 jours après noël, jour de sa naissance.
Cette christianisation de la Chandeleur se fait en 472, lorsque
le pape Gélase Ier organise des processions aux chandelles qui
symbolisent "Jésus lumière d'Israël".
Durant des siècles, la Chandeleur était symbolisée par les chandelles et
les crêpes.
Aujourd'hui il reste surtout les crêpes !
Autrefois, la Chandeleur marquait le début de l'année agricole et son
lot de fêtes et de croyances...
Chandelouse ! Chandeleur, Bonjour ! Bonne oeuvre !
La Chandeleur en Bourgogne
La Chandeleur était jadis une grande fête. Elle était même un jour chômé
dans le Mâconnais. Elle passait aussi pour le véritable début de
l'année.
En Bresse, le matin de la Chandeleur, les habitants se saluaient
avec des souhaits de prospérité et de bonheur "Chandelouse ! Chandeleur,
Bonjour ! Bonne oeuvre !".
Différentes coutumes marquaient cette fête en Bourgogne
- une assistance à la messe des femmes et des jeunes filles
(c'est une pratique logique si l'on se souvient que la Chandeleur est la
fête de la Purification de la Vierge Marie)
- Bénédiction d'un cierge qui sera gardé précieusement et allumé à
toutes les grandes occasions. Au cours de la messe de la Chandeleur,
l'usage était de faire bénir un gros cierge que l'on rapportait
précieusement chez soi et qui était rallumé lors de veillées funèbres ou
pour protéger la maison de la foudre
- Confection de gâteaux spéciaux : appelés des crêpes ou crépias,
crèpets, crapiaux, crapais en patois
- On confectionnait aussi des gaufres ou des beignets
- Visites de sources accompagnées de pratiques assez variées.
Vers 1850, il semblerait qu'on se rendait encore en procession avec des
cierges près des sources et que l'on illuminait les abords de la source.
Les jeunes mariés y jetaient des gâteaux pour les fées afin de se les
rendre favorables....D'autres personnes y jetaient aussi des gâteaux...
certaines femmes pour ne pas être battues ou pour empêcher les nains et
lutins de dévorer les provisions de la maison....
Croyances et dictons consacrés à l'hiver
Il est courant de dire qu'à la Chandeleur, l'hiver s'en va ou reprend
vigueur. Des variantes à s'en va (s'apaise, se meurt, s'arrête...)
reprend vigueur (reprend rigueur, redouble, demeure, revient) et aussi
"à la Chandeleur, le froid nous pique avec douleur" ou encore
"Chandeleur, pas de bonheur"
Croyances relatives aux oiseaux
Dans certains dictons "l'alouette chante avant la messe, elle s'en
repend après"
"autant d'oiseaux chantent devant la Chandeleur, autant ils se reposent
après"
Pourtant si l'on en croit la sagesse populaire, la date de la Chandeleur
est une date extraordinaire pour les oiseaux qui commencent à escalader
le ciel et à chanter au moment de la Messe de la Chandeleur.
Croyances d'ordre agricoles.: arrivée dans les fermes des
ouvriers saisonniers
A la Messe de la Chandeleur, on faisait bénir des croix de brindilles
que l'on fichait en terre dans les champs pour obtenir une meilleure
récolte. Les vignerons y faisaient bénir les serpettes et se dépêchaient
d'aller tailler leurs vignes.
Dans certains nombre de villages, les domestiques de ferme, entraient en
service chez leurs nouveaux maîtres le jour de la Chandeleur. Ces
domestiques s'étaient engagés aux foires-louées précédant la Chandeleur
où, s'il n'y avait pas de foires, allaient de ferme en ferme chercher un
travail. Ils se présentaient leurs effets à la main d'où leur nom de
traîne-guenillons.
Autres informations sur le période de la Chandeleur
extrait du site http://cuisine-collection.com/chapitres/crepes.htm
Roue solaire, "Chandeleur" et crêpes...
Les galettes, simple mélange de farine et d'eau, ont dû apparaître vers
700 avant JC, en même temps que les premières formes de pain sans
levain, dans toutes les civilisations de l'Ancien ou du Nouveau Monde,
qu'elles soient faites à partir de farine de blé, de riz, de maïs ou
d'autres céréales.
Survivance d'un mythe ancien lié à la roue solaire, on trouvait un rite
lié à la purification chez les Celtes - qui craignaient tant le noir et
le froid au soir de la grande nuit "d'Halloween".
À l'inverse, l'hiver tire à sa fin en février. La fête d'Imbolc, le
1er février, était fête de la purification de l'eau, destinée à
s'assurer fertilité et fécondité avec le retour de la vie en cette fin
d'hiver.
À l'instar des Celtes, les romains fêtaient, vers le 15 février, le dieu
de la fécondité Lupercus, au cours des "Lupercales". Lupercalia, jours
de la fertilité. C'était le début de la saison des amours chez les
oiseaux.
Par ailleurs, un certain Valentin (Saint Valentin, prêtre italien,
martyrisé à Rome vers 270), a également son mot à dire le 14 février...
Mais, l'origine païenne de la "Chandeleur" remonte aussi aux "Parentaliaé"
romaines, fête annuelle en l'honneur des morts, au cours de laquelle,
ils veillaient à l'aide de cierges et de torches, honorant Pluton et les
dieux infernaux !
Suivant Innocent III :
La christianisation de la "Chandeleur" s'est faite en 472. Le Pape
Gélase 1er, décide de christianiser une fête en l'honneur du dieu Pan,
durant laquelle certains débauchés parcouraient la nuit les rues de Rome
en agitant des flambeaux.
Il désire en faire la fête de la
"présentation de Jésus au
Temple". Le
nom oriental de cette fête, prend alors le sens de "rencontre", celle
qui eut lieu entre Jésus - lumière qui éclairera les nations - et le
vieillard Syméon, et devient "Hypapante".
Par ailleurs, elle garde le sens de "lumière", Jésus étant la lumière
d'Israël, lumière des Hommes.
En France, les crêpes de la “Chandeleur” sont, théoriquement, les
descendantes des "oublies", galettes offerte par Gélase 1er aux pèlerins
venus à Rome au Ve siècle
Cette fête, fut instituée par le Pape Vigile au VIe siècle, afin de
remplacer définitivement la fête de "Proserpine", (déesse de
l’Agriculture, reine des Enfers, fille de Cérès et de Jupiter, épouse de
Pluton) que l'on célébrait encore par des courses aux flambeaux !Le mot
"Chandeleur" vient précisément de candela - chandelle, cierge - reprise
dans l'expression Festa candelarum, la fête des chandelles.
Cette fête devînt en 1372, en Avignon, fête de la Purification de la
Vierge !
Le 2 février est officiellement, aujourd'hui encore, la "Purification
de la Vierge". Mais Dieu a préservé Marie du péché originel, alors
pourquoi cette purification ?
En fait Marie se sait simple mère, et elle est juive. Elle se conforme
donc simplement à la loi de Moïse. Selon les rites hébraïques, la mère
doit se présenter au temple avec son enfant nouveau-né. Jésus, enfant
juif, est présenté au Seigneur, par ses parents, au temple 40 jours
après sa naissance. On fait le sacrifice de tourterelles ou de petits
pigeons... Marie rencontre Saint Syméon qui prophétise devant elle le
destin tragique de son fils. Lui, qui jusque là, n'était que la lumière
du monde, le Messie tant attendu.
La fête de la "Chandeleur", autrefois "Chandeleuse", où l'on commémorait
40 jours après Noël, un rite hébraïque... était en Orient un jour chômé,
alors qu'en Occident, l'on portait des torches en procession - signe de
"lumière".
Puis, dans les églises, les torches sont remplacées par des "chandelles
bénies" que l'on conserve allumées, tant pour signifier la "lumière",
que pour éloigner le "malin", les orages, la mort... et invoquer les
bons "augures", à veiller sur les semailles d'hiver qui produiront les
bonnes moissons de l'été prochain.
Le cercle, semble s'être discrètement bouclé, avec le rite initial, lié
à la fertilité et la fécondité, des Celtes : la fête d'Imbolc, d'une
part, celle de la déesse romaine de l'Agriculture : Proserpine, que la
Chandeleur remplaça d'autre part.
Commencé dès la fin de l'empire romain, le remplacement de rites païens
par des fêtes religieuses, fut souvent assimilé approximativement par le
peuple des campagnes.
La Chandeleuse
Ainsi, au fil de siècles d'obscurantisme, de nombreux dictons et
coutumes sont nés, de ce jour de février, la "Chandeleuse", abordant
différents thèmes plus prosaïques que religieux :
"Rosée à la Chandeleur, Hiver à sa dernière heure."
"À la Chandeleur le jour croît de deux heures".
Les jours s'allongent sérieusement, la végétation du blé en herbe prend
de l'importance, une offensive de l'hiver serait alors particulièrement
cruelle :
"À la Chandeleur l'hiver passe ou prend vigueur".
L'on organise alors des processions aux chandelles, le jour de la
"Chandeleur".
Le cierge de la "Chandeleur" devait être rapporté de l'église, chez soi,
en restant allumé. On lui prête certains pouvoirs, si l'on en croit le
dicton Franc-comtois :
"Celui qui la rapporte chez lui allumée, pour sûr ne mourra pas dans
l'année".
C'est ce "cierge béni", qui est aussi censé protéger de la foudre, si
on l'allume durant l'orage. Sans oublier, que quelques gouttes de cire
posées sur les œufs mis à couver, en assureraient la bonne éclosion.
..Roue solaire, crêpes et pièce d'or !
La survivance du mythe lointain se rapportant à la roue solaire,
explique la coutume des crêpes ou de beignets de forme ronde, dans le
sud de la France, que l'on se doit de faire, à cette période.
Des siècles durant, les paysans ont pensé, que ne faisant pas de crêpes
le jour de la "Chandeleur", leur blé risquait d'être carié : "Si
point ne veut de blé charbonneux, mange des crêpes à la Chandeleur ".
Une autre coutume consistait à tenir une pièce d'or dans la main
gauche, tandis que de la droite on faisait sauter la première crêpe.
Cette crêpe était ensuite enroulée autour de la pièce d'or et portée
en procession par toute la famille jusqu'à la chambre où on la déposait
jusqu'à l'année suivante sur le haut de l'armoire. Les débris de la
crêpe de l'an passé étaient alors récupérés et la pièce qu'elle
contenait donnée au premier pauvre qui passait. Parfois, dans certaines
régions, l'on faisait une quête, ce jour là, afin de venir en aide aux
pauvres de la paroisse.
Si l'on respectait tous ces rites, l'on était assuré disait-on,
d'avoir de l'argent toute l'année :
"Celui qui retourne sa crêpe avec adresse, ne la laisse pas tomber à
terre ou ne la rattrape sous la forme navrante de quelque linge fripé,
celui-là aura du bonheur jusqu'à la Chandeleur prochaine "
MARDI
GRAS

Pour tous, Mardi gras est
synonyme de beignets et de Carnaval. Mais qui connaît vraiment l'origine
de cette fête ? Petite explication. (Février 2005)
En italien, Mardi gras se dit Carnevale, mot qui vient de "carne levare"
(littéralement "retirer la viande"), allusion aux jours maigres qui vont
suivre. CARÊME
Le Carnaval, comme beaucoup de fêtes chrétiennes, a une origine païenne.
Il remonte aux fêtes romaines des calendes de mars, qui célébraient le
réveil de la nature par des rites agraires.
A cette occasion, les interdits étaient transgressés et les déguisements
autorisés.
Dans le calendrier
chrétien, Mardi gras est le jour qui précède le Carême, période de jeûne
de 40 jours entre le mercredi des Cendres
(symbolisant le retour biblique d'Adam à la poussière) et le jour de
Pâques (résurrection du Christ).
Avant cette période de privation, il était de coutume de faire la fête
et de manger "gras". Le Carnaval était représenté par un mannequin
grotesque que l'on brûlait le mercredi des Cendres, premier jour du
Carême.
Le Carnaval s'étend
théoriquement de l'Epiphanie au mercredi des Cendres,
mais il atteignait jadis sont
paroxysme lors du repas du Mardi gras,
marqué par une abondance de
viandes et de pâtisseries.
Comme la fête rassemblait un grand nombre de personne, il fallait
confectionner des pâtisseries bon marché et vite préparées. Il
s'agissait aussi d'utiliser les réserves de beurre, huile et œufs, avant
les 40 jours de jeûne qui allaient suivre. D'où la tradition des
beignets, des gaufres, des crêpes et autres déclinaisons régionales :
merveilles du Sud, bottereaux d'Anjou, bugnes du Lyonnais…
Aujourd'hui, Mardi
gras est fêté de différentes façons dans le monde entier, il est précédé
de nombreux carnavals dont les plus connus sont ceux de Venise (instauré
au XVème siècle avec l'accord du pape) et de Rio de Janeiro (fête
introduite par les Portugais, qui deviendra
le grand bal que l'on connaît au milieu du XXème siècle)
MERCREDI DES CENDRES
Le "mercredi des Cendres" marque
le premier jour du Carême et sa date est fixée par rapport au jour de
Pâques. Elle change donc chaque année : en 2009 c’est le 25 février
Ce jour de la semaine, mercredi, fut choisi après que le pape St
Grégoire le grand (fin du VIème siècle) décida de rajouter 4 jours au
carême pour tenir les quarante jours de jeûne en dehors des dimanches,
jours toujours considérés comme des jours de fête.
C’est pour les
catholiques un jour d’abstinence dont sont toutefois dispensés les
personnes de plus de 60 ans, les jeunes de moins de 18 ans accomplis et
les femmes enceintes. S’ils prennent un repas à midi, ils ne doivent
prendre qu'une légère collation le soir.
On l'appelle "mercredi des Cendres", ou "jour des Cendres " parce que
l'on fait ce jour là le rite de l'imposition des cendres.
Origine et histoire
Dans l’Ancien Testament, on trouve déjà le symbolisme de
ce rite qui évoque globalement la représentation du péché et la
fragilité de l'être.
On peut y lire que lorsque l'homme se recouvre de cendres, c'est qu'il
veut montrer à Dieu qu'il reconnaît ses fautes. Par voie de conséquence,
il demande à ce dernier le pardon de ses péchés : il fait pénitence et
c’est sur ces bases que s'est construite la signification du "mercredi
des Cendres", notamment parce qu'il marque l'ouverture d'une longue
période de pénitence : le Carême. À l'origine, seuls
ceux qui avaient gravement péché recevaient "le sac et la cendre" pour
se vêtir durant le temps de pénitence qui préparait à leur réintégration
dans la communauté chrétienne.
Vers l'an 300, ce rite fut adopté par certaines Églises
locales et intégré au rite d'excommunication temporaire ou de renvoi des
pécheurs publics de la communauté. Ces personnes s'étaient rendues
coupables de péchés ou de scandales "majeurs" : apostasie. hérésie,
meurtre et adultère (considérés comme des péchés "capitaux").
Au VIIe siècle environ, cette coutume donna lieu, dans
certaines églises, à un rite public du "mercredi des Cendres". Les
pécheurs confessaient d'abord leurs péchés en privé, puis ils étaient
présentés à l'évêque et mis publiquement au rang des pénitents ; ils
devaient alors se préparer pour recevoir l'absolution donnée le Jeudi
Saint. Après une imposition des mains et des cendres, ils étaient
renvoyés de la communauté comme Adam et Eve l'avaient été du Paradis.
Bien sûr, on leur rappelait que la mort est la conséquence du péché :
"Oui, tu es
poussière et à cette poussière tu retourneras"
(Genèse 3,19).
Les pénitents vivaient en marge de leur famille et du reste de la
communauté chrétienne pendant les quarante jours du Carême (d'où
l'expression de « quarantaine »). Le "sac" qu'ils avaient revêtu et la
cendre dont ils étaient couverts permettaient de les reconnaître lors
des assemblées ou, le plus souvent, aux portes de l'église où ils
étaient relégués. Cette pratique pénitentielle impliquait généralement
de s'abstenir de viande, d'alcool, de bain. Il était également interdit
de se faire couper les cheveux, de se raser, d'avoir des relations
sexuelles et de gérer ses affaires. Selon les diocèses, il arrivait que
certaines pénitences durent plusieurs années, voire toute la vie.
A partir du Xe siècle, lorsque la ,pénitence tomba en désuétude,
ce geste s'est étendu à tous les fidèles qui d’eux-mêmes demandèrent à
recevoir les cendres de la même façon pour marquer le début d'une
démarche de conversion, de retournement et d'effort sur soi pour se
tourner vers le Seigneur (c'est le sens du mot pénitence). Si la
cendre évoque la faiblesse de l'homme, elle évoque aussi le péché et la
fragilité de l'homme.
Au cours du Moyen Âge, c’est la dimension personnelle du péché,
plutôt que son caractère public, qui fut objet d'insistance. Par
conséquent, les traditions associées au "mercredi des Cendres" furent
appliquées à tous les adultes de la paroisse, mais sous une forme
mitigée.
Au XIe siècle, les pratiques en usage étaient fort semblables à
celles que nous connaissons aujourd'hui.
Dès le XIVe siècle la réception des cendres par tous les fidèles
est universelle dans l'Église d'occident. Elle ne se fait pas dans
l'Église orthodoxe.
Depuis quelques années, il existe une alternative à la formule
traditionnelle pour l'imposition des cendres. Elle met en valeur un
aspect beaucoup plus positif du Carême :
"Convertissez-vous et croyez à l'Evangile" (Mc 1,15)
Dans les Églises de Bretagne insulaire et d'Irlande, une nouvelle
modalité pénitentielle se développa, entre le VIe et le VIIIe siècle,
sous l'influence des moines. Il s'agissait d'une forme de pénitence
personnelle et privée pour des péchés moins graves que ceux évoqués plus
haut. Cette pratique, plus que le rite du "mercredi des Cendres", allait
contribuer à faire évoluer les modalités du sacrement de la
réconciliation.
CARÊME
Le carême vient du latin
quadragesima (dies) : quarantième (jour).
En ancien français, on écrivait quaresme. On devrait même plutôt
dire : la carême, comme l'italien quaresima et l'espagnol
cuaresma. Autrefois, on employait aussi le terme de (sainte) quarantaine
pour désigner le carême.
C'est un calque du grec ecclésiastique : τεσσαρακοστή (tessarakostè). Si
le carême évoque à l'origine le 40e jour avant Pâques, il s'oppose à la
Pentecôte qui évoque le 50e jour après Pâques. La Pentecôte vient du
grec ancien πεντηκοστή [pentèkostè] : cinquantième (jour). En grec
moderne, le carême porte le nom de σαρακοστή (prononcer "sarakosti").
À l'origine, le Carême commençait un dimanche, le 40e jour avant le
Jeudi saint. Le pape Grégoire le Grand a avancé le début du carême au
mercredi précédent : Le Carême commence désormais le mercredi des
Cendres et s'achève le Samedi saint. Cela correspond à une période de 40
jours de jeûne mais les dimanches ne sont pas jeûnés.
Pourquoi 40 jours ? parce que la Bible raconte que Jésus de Nazareth
s'est retiré dans le désert jeûner pendant 40 jours, au milieu des bêtes
sauvages, servi par les anges et tenté par le diable...
Aujourd'hui, le jeûne n'est
guère pratiqué et se limite essentiellement au vendredi Saint.
Dans l'église orthodoxe, la date de Pâques est
différente. Il en est de même pour la période du carême. Il commence le
Lundi pur (Καθαρά Δευτέρ) et se termine le vendredi des Rameaux. Il dure
40 jours. Le samedi avant les Rameaux est célébrée la résurrection de
Lazare. Mais cela n'empêche pas de jeûner aussi pendant la Semaine
sainte.
Le Carême, route qui conduit à
la joie de Pâques.
40 jours d'attente spirituelle qui se réfèrent tout d'abord aux
quarante jours passés par le Christ dans le désert. Depuis toujours
associé à la préparation de la Semaine sainte et de la fête de Pâques,
c'est un temps de pénitence et de conversion qui commence le Mercredi
des Cendres et s'achève le jour de Pâques, jour de la résurrection du
Christ, événement fondateur du christianisme.
Dans l'Eglise primitive, le Carême est le temps ultime de préparation au
baptême pour les catéchumènes (futurs baptisés) qui doivent le recevoir
dans la nuit de Pâques. A partir du IV° siècle, c'est une
période empreinte de gravité, marquée par l'austérité de sa couleur, le
violet, et par la suppression des acclamations joyeuses. Le jeûne et
l'abstinence ne concernaient au départ que les catéchumènes mais ces
pratiques furent progressivement étendues à tous les chrétiens.
Aujourd'hui, le Carême est toujours un temps de prière, de jeûne et de
partage mais aussi un temps joyeux, propice à la conversion et à
l'ouverture du cœur vers Dieu et les autres.
Le carême a donné des expressions,
tombées en désuétude, mais néanmoins amusantes :
face de carême : face amaigrie
tomber comme mars en carême : arriver inévitablement
arriver comme marée en carême : arriver fort à propos
Un proverbe en ancien
français :
Caresme ou jeune n'ennuient pas
Qui fait grand chere a tous repas
1e AVRIL
Avril, le soleil quitte le mois des poissons. Et le
poisson amorce sa période de reproduction.
Naguère, le Premier avril était l'occasion de se moquer gentiment des
pêcheurs encore bredouilles en ce jour de fermeture, dernier espoir de
prendre un poisson : on jetait à la rivière quelque hareng : poisson
d'avril !
En fait il
faut remonter à Charles IX, qui décida en 1564 à faire commencer l'année
en janvier.
Avant lui, il n'y a donc pas si longtemps, la nouvelle année débutait le
25 mars. L'on s'offrait comme aujourd'hui quelque cadeau pour fêter
l'événement. La date changea et la coutume persista, mais devant
l'incongruité de cette pratique on en vînt rapidement à faire de faux
cadeaux, raconter des blagues, propager des fausses nouvelles, l'unique
but étant de faire une farce.
Si la date avait changé, le poisson commençait toujours
sa période de reproduction. De plus, n'oublions pas que cette période
correspond à celle du carême. On mange maigre et le poisson est la seule
viande permise. Et plus facile à accrocher qu'un bœuf !
Voilà pour la France. Cette pratique a lieu aussi en Belgique,
Allemagne, Angleterre. En Écosse, à All Fool's Day le but est de
recevoir un coup de pied dans le postérieur, ce qui porte bonheur. Les
passants arborent donc des panneaux incitatifs ("a kick please", "kick
me").
LES
RAMEAUX
Les Rameaux correspondent
au renouveau avec le printemps
Dimanche 5 avril c'est les Rameaux.
Le dimanche des Rameaux précède le dimanche de Pâques.
La cérémonie des Rameaux célèbre et commémore l'entrée triomphale de
Jésus, sur un petit âne, à son arrivée à Jérusalem, où une foule en
liesse agitait des branches d'olivier, de buis, d'if ou de
palmier et les répandaient sous ses pieds en guise de tapis en
criant “Hosanna ! ”. Le dimanche des rameaux, avant la messe, le prêtre
bénit les branchages que lui présentent les chrétiens; ces branches
bénies dont ils vont ensuite en garnir leurs maisons et les tombes des
défunts sont censées les protéger du mal durant toute l'année. Il est
fréquent que ces branches soient décorées de décorations en sucre ou en
pâte d'amande.
Dès le Ve siècle, les chrétiens commencent à célébrer cette fête, mais
ce n'est qu'au VIIIe siècle que processions et bénédictions se répandent
en Europe.
Dans plusieurs pays, il est très difficile de trouver des feuilles de
palmier, les gens prennent donc du rosier, des branches de if ou des
fleurs. En Europe, le Dimanche des Rameaux est appelé Willow, Yew ou
Blossom Sunday.
Jeudi 7 avril 2005
On fête St Jean
Baptiste de la Salle
TRADITIONS DE PÂQUES
1. Les œufs de Pâques décorés
La tradition d'offrir des œufs décorés est bien antérieure au
christianisme. L'œuf est symbole de vie et de renouveau; c'est l'image
d'une vie nouvelle. Il était tout désigné pour devenir un symbole de
Pâques et exprimer le renouveau inauguré par la résurrection.
Comme il était interdit de manger des œufs pendant le carême, on se
trouvait à Pâques devant une grande quantité d'œufs. Alors a partir du
moyen-âge on a pris l'habitude de s'offrir des œufs décorés. L'œuf de
Pâques a donné naissance à beaucoup de coutumes très diverses selon les
pays. En Pologne, comme en Russie, la tradition la plus typique est la
peinture et la décoration de l'œuf de Pâques. En Norvège et en Pologne,
il y a des petits combats d'œufs. En Allemagne, on accroche des œufs
décorés à la main à des petits branchages. En Pologne et en Italie, on
décore la table avec des œufs pour le repas de Pâques. En Russie, on
porte des œufs au cimetière sur les tombes de la famille. A la cour des
rois d'Angleterre, dès l'an 1200, et des rois de France on offrait des
œufs magnifiques.
On a actuellement un peu oublié le symbolisme chrétien des œufs de
Pâques : la vie nouvelle de la résurrection.
Les œufs de Pâques
http://www.er.uqam.ca/merlin/fe491857/paques.html
http://isuisse.ifrance.com/liturgie/oeuf.html
http://www.mairie-le-cannet.fr/Archives/Paques/oeuf.htm
http://vivrelafoi.cef.fr/tps_fete/p_oeufpaques.php
2. Les œufs de Pâques en chocolat
C'est à partir du XVIIIe que l'on a fait des œufs en chocolat. On les
cache dans le jardin et les enfants doivent les trouver.
Dans les pays catholiques, ce sont les cloches de Pâques qui les
ramènent de Rome. Dans les pays germaniques, c'est le lièvre ou le lapin
qui les dépose dans les jardins.
Si le lapin et le lièvre sont les cacheurs d'œufs de Pâques privilégiés,
d'autres animaux peuvent tenir ce rôle : la poule (au Tyrol), le coucou
(en Suisse), la cigogne (en Alsace et dans la région de Thuringe en
Allemagne), le renard (en Westphalie en Allemagne).
3. Les cloches de Pâques
La tradition du silence des cloches prit naissance lorsque, vers le VIIe
siècle, l'Église interdit de sonner les cloches en signe de deuil entre
le Jeudi Saint et le Dimanche de Pâques pour commémorer le temps qui
s'écoula entre la mort du Christ et sa résurrection. Les cloches ne
sonnent donc pas du Vendredi Saint au Dimanche de Pâques, elles restent
muettes pendant la mort du Christ. Aux offices, on remplace la clochette
par une crécelle.
La légende, dans certains pays catholiques et particulièrement en
France, affirme qu’elles partent à Rome où le Pape les bénit. Le matin
de Pâques, les cloches reviennent en carillonnant pour annoncer la joie
de la résurrection du Christ. A Rome, elles se chargent d’œufs de Pâques
qu’elles répandent à leur retour dans les jardins. Les enfants vont
alors les chercher. Pour le voyage, les cloches se munissent d'une paire
d'ailes, de rubans ou sont transportées sur un char.
En Italie le jeudi saint en signe de deuil, on attache les cloches des
églises pour éviter qu'elles ne sonnent. A Pâques, les cloches, défaites
des liens, peuvent de nouveau sonner.
Les cloches de Pâques
http://campanologie.free.fr/Paques.html
Voyage des cloches à Rome
http://www.prologue.qc.ca/bibli/conte-legende/cloche.htm
http://www.sparealites.com/fo049601.html
4. Le lièvre ou le lapin de Pâques
Le lièvre est une tradition de Pâques d'origine germanique et nordique.
Il était l’animal emblématique de la déesse Eastre que les saxons
honoraient au printemps et de la déesse de la fertilité et du printemps
Ostara en pays germanique. Elle a donné son nom à Easter (Pâques en
anglais) et est resté associé aux fêtes de Pâques. De manière similaire,
dans les traditions celtiques et scandinaves, le lièvre était le symbole
de la déesse mère.
Le lièvre qui a une grande fécondité (de 4 à 8 portées par an) et il
symbolise l'abondance, la prolifération la vie et le renouveau. On a
donné au lièvre une signification chrétienne : le Christ est parfois
symbolisé par un lièvre aux oreilles grandes ouvertes pour écouter la
parole divine.
C'est en Allemagne et en Alsace, vers le XVème siècle, qu'on associa
pour la première fois le lapin et le lièvre de Pâques avec les œufs de
Pâques pour célébrer le printemps. Les enfants confectionnent des nids
avec des feuilles, de la mousse ou de l'herbe qu'ils installaient dans
le jardin, espérant que durant la nuit de Pâques, le lapin garnirait les
nids d'œufs multicolores. Le lièvre a peu de place dans les pays
catholiques, car ce sont les cloches qui apportent les œufs. Le lièvre
n'est arrivé en Pologne qu'au début du 20eme siècle.
à suivre
BON SURF SUR LE WEB
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